Glucides : il y a les bons... et les moins bons !
Depuis lundi, on parle du fait que réduire les glucides ne suffit pas. Aujourd'hui, on va aller un cran plus loin. Parce qu'en plus de la quantité, il y a la qualité. Et en plus de la qualité, il y a ce que TON corps en fait.
Oui, je sais, ça serait plus simple si c'était juste un chiffre à respecter. Mais ton métabolisme n'est pas simple, et c'est pour ça que les approches simplistes ne fonctionnent pas 😅
Quand tu manges une tranche de pain, même complet, ton système digestif reçoit un produit dont la matrice a été intégralement détruite. Les grains ont été broyés en farine, recombinés, cuits à haute température.
Ce que ton intestin absorbe, c'est du glucose quasi immédiatement disponible. Ta glycémie monte vite, ton insuline réagit fort. Même pour une petite tranche. Même pour du pain "complet". Parce que la structure de l'aliment a été tellement transformée que ton corps le traite comme du sucre rapide.
C'est ce qu'on appelle l'effet matrice. Le potentiel santé d'un aliment ne dépend pas seulement de sa composition nutritionnelle. Il dépend de son degré de transformation. Plus un aliment est transformé, plus ses glucides deviennent accessibles, plus l'impact sur ta glycémie et ton insuline est brutal. Une pomme entière, une compote et un jus de pomme contiennent la même quantité de sucre. Mais ton corps ne les traite pas du tout de la même façon.
Et l'effet matrice n'est que le début du problème.
Quand tu manges des légumineuses, tu penses faire un choix "sain" et "riche en protéines végétales"... Sauf que les lentilles, les pois chiches, les haricots secs contiennent des lectines. Ce sont des protéines qui servent de système de défense à la plante. Même après cuisson, il en reste. En fonction de ta tolérance personnelle, ces lectines peuvent irriter ta paroi intestinale et entretenir un terrain inflammatoire à bas bruit.
Chez certaines femmes, ça ne pose aucun problème visible. Chez d'autres, c'est un facteur de stagnation qu'on ne découvre qu'en les éliminant pendant quelques semaines. Sans compter que les fameuses "protéines végétales" des légumineuses sont peu biodisponibles et arrivent enrobées dans une charge de glucides que personne ne mentionne.
Les laitages transformés ? Même logique. Les yaourts hyperprotéinés, les fromages blancs allégés, les petits pots 0% aux fruits. Sur l'étiquette, peu de glucides, beaucoup de protéines, zéro gras.
Sauf que les protéines du lait ont une particularité que ton app de macros ne mesure pas : elles provoquent une réponse insulinique disproportionnée. Les études montrent que les produits laitiers liquides et "mous" (lait, yaourt) ont un index insulinique 3 à 6 fois plus élevé que ce que leur index glycémique laisserait prévoir. Ton taux de sucre peut rester raisonnable, mais ton insuline s'emballe.
Et quand l'insuline est haute, ton corps stocke. Il ne déstocke pas. Rajoute à ça les épaississants, les amidons modifiés, les édulcorants artificiels type acésulfame-K ou sucralose qu'on retrouve dans ces produits, et tu obtiens un cocktail que ton métabolisme n'a vraiment pas demandé.
Et là aussi, la tolérance varie d'une personne à l'autre : certaines femmes gèrent très bien les laitages, d'autres stagnent depuis des mois à cause d'un yaourt quotidien qu'elles pensaient anodin.
Tu vois le schéma ? Le problème n'est pas "les glucides". Le problème, c'est d'où ils viennent. Et ce que ton corps à toi en fait.
Quand tes glucides viennent de courgettes, de brocolis, de haricots verts, d'épinards, de chou-fleur, il y a généralement beaucoup moins de problèmes.
Pas de matrice détruite : l'aliment est entier, les fibres sont intactes, l'absorption est lente. Pas de lectines agressives. Pas de réponse insulinique disproportionnée. Pas d'inflammation. Juste des vitamines, des minéraux, des fibres, et des glucides que ton corps sait gérer sans broncher.
C'est exactement pour ça que je recommande de vrais légumes verts entiers dans mes accompagnement. Pas de légumineuses, pas de tubercules glucidiques. Des légumes. Vrais. Entiers. Cuits simplement avec du bon gras.
Le dossier pratique du mois dans la Médiathèque détaille précisément quels légumes sont optimaux, lesquels sont à surveiller, et lesquels sont à éviter. Pas en fonction de leurs macros. En comprenant leur impact et en observant les réactions de ton corps, pour faire des choix éclairés et conscients sur la qualité des glucides que tu consommes.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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