Les 3 verrous qui t'empêchent d'agir

Alors même que tu pressens qu'il y a un truc qui ne va pas...
Les 3 verrous qui t'empêchent d'agir
Photo by marcos mayer / Unsplash

Il y a un truc que je vois en permanence. Des femmes qui savent que quelque chose ne va pas. Qui sentent que leur fatigue n'est pas "juste de la fatigue". Qui se doutent que leurs migraines, leur digestion, leur sommeil pourraient être mieux.

Mais qui ne bougent pas.

Pas par paresse. Pas par manque d'intelligence. Pour des raisons bien plus profondes, bien plus ancrées... et bien plus sournoises.

Il y a trois verrous qui t'empêchent de passer à l'action, et ils fonctionnent ensemble :

Verrou n°1 : on te dit que c'est normal.

Tu vas voir ton médecin. Tu lui dis que tu es fatiguée, que tu dors mal, que tu prends du poids sans rien changer. Il te fait une prise de sang. Tout est "dans les normes". Et il te dit : "C'est normal à votre âge." Ou : "C'est hormonal." Ou : "Il faudrait apprendre à gérer votre stress."

Ce n'est pas de la malveillance. Ton médecin fait avec les outils qu'il a. Et ses outils ne mesurent pas l'insuline à jeun, ne cherchent pas l'inflammation de bas grade, ne questionnent pas ton alimentation. Si tes analyses sont "bonnes", pour lui, tu vas bien.

Sauf que toi, tu sais que tu ne vas pas bien. Mais le diagnostic officiel dit "normal". Alors tu te dis que c'est dans ta tête, que tu exagères, que tu n'es peut-être pas si mal que ça. Et tu ranges ta plainte au fond du tiroir.

C'est le premier verrou : quand l'autorité médicale invalide tes symptômes, tu n'oses plus les remettre en question.

Verrou n°2 : tu n'as plus de point de comparaison.

On en a parlé lundi. Quand tu vis avec des symptômes depuis 10, 20, 30 ans, ils deviennent invisibles. Ton ventre gonflé après le repas, c'est "ton ventre". Ton coup de barre à 15h, c'est "toi l'après-midi". Tes réveils nocturnes, c'est "depuis toujours".

Tu n'as plus aucune idée de ce que "aller bien" veut dire. Tu as perdu la référence. Et sans référence, tu ne peux pas mesurer l'écart entre ce que tu vis et ce que tu pourrais vivre.

C'est le deuxième verrou : l'adaptation. Tu t'es tellement habituée à compenser que tu n'éprouves même plus le besoin de changer.

Verrou n°3 : changer fait plus peur que rester.

C'est peut-être le plus puissant. Même quand tu sens que quelque chose cloche, même quand tu commences à faire le lien entre ton alimentation et tes symptômes, il y a cette voix qui dit : "Oui mais... c'est compliqué." "Je ne vais pas arrêter le pain." "Mon mari ne va jamais comprendre." "Je n'ai pas le temps." "J'ai déjà tout essayé."

Ce n'est pas de la résistance. C'est de la protection. Ton cerveau préfère un inconfort connu à un changement incertain. C'est un mécanisme de survie. Le statu quo, même désagréable, te coûte moins cher émotionnellement que le risque d'essayer, d'échouer encore, de te retrouver face à un échec de plus.

C'est le troisième verrou : le coût perçu du changement, qui est toujours plus élevé que le coût réel du statu quo. Parce que le statu quo, tu le paies à crédit. Un peu chaque jour. Sans t'en rendre compte.

Et si tu retournais la question ?

Au lieu de te demander "est-ce que ça vaut le coup de changer ?", pose-toi celle-ci : combien me coûte le fait de ne rien changer ?

Combien d'énergie perdue ? Combien de matins brumeux ? Combien de "c'est normal" acceptés sans broncher ? Combien de médicaments pour compenser ce qui pourrait être corrigé autrement ?

On a passé la semaine à décortiquer ça. Et aujourd'hui, on regarde en face ce qui nous retient.

Ce ne sont pas des excuses. Ce sont des mécanismes. Et une fois que tu les vois, ils perdent leur pouvoir.

Demain, je te parlerai de ce que tout ça signifie concrètement pour toi. Et de pourquoi mon programme n'est pas un programme de "perte de poids".

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