Les fêtes ne sabotent rien quand ton métabolisme est stable

Ce ne sont pas les fêtes qui font dérailler. C'est la restriction chronique.
Les fêtes ne sabotent rien quand ton métabolisme est stable

Début décembre, et on commence à voir des offres pour une détox en janvier, un programme "Bonnes Résolutions, tu paies maintenant tu commences en janvier", ou des guides avec des plans de repas pour limiter la casse pendant les Fêtes.

Je ne vais pas blâmer, je l'ai fait aussi. Sauf que j'ai compris depuis que c'était malsain. Que c'est basé sur l'idée qu'il faut se punir, qu'il faut compenser les excès à venir. Anticiper les "écarts". Calculer combien tu pourras te permettre de manger le 24 en fonction des privations que te seras imposées avant.

Comme si les fêtes étaient une dette à rembourser. Un crédit calorique à gérer.

Sauf que cette façon de voir l'alimentation — cette obsession de la compensation permanente — vient d'une théorie pourrie. Une théorie qu'on te martèle depuis des décennies : calories in, calories out.

Tu manges trop ? Tu grossis.
Tu veux maigrir ? Mange moins.
C'est mathématique. Ou pas 🫣

Et avec cette théorie pourrie qu'il faudrait manger moins pour perdre du poids, est arrivée la restriction cognitive, la prison mentale dans laquelle on a toutes vécues à un moment ou un autre.

Cette voix dans ta tête qui te dis que si tu manges plus, ou si tu manges gras, ou si tu manges 'bon', tu vas prendre du poids. Cette voix qui associe la perte de poids à une punition, et le plaisir gustatif à une récompense qu'il faudrait mériter, à un excès qu'il faudra éliminer.

Et sous l'influence de cette petite voix, ton cerveau mouline. Il anticipe. Il compense. Il culpabilise.

Tu manges une part de gâteau ?
Il faut que tu "rattrapes" le lendemain avec une salade.
Tu sais que tu vas au restaurant ce soir ?
Tu sautes le déjeuner pour "garder de la marge".
Les fêtes arrivent ?
Tu essaie de "faire attention" trois semaines avant pour "limiter les dégâts".

C'est épuisant. Et surtout, ça ne marche pas.
Parce que ton corps, lui, il ne fonctionne pas comme une calculatrice.

Quand tu arrives aux Fêtes épuisée, stressée et surtout mal nourrie, ton corps et ton cerveau implosent. Le grand huit énergétique fout ton métabolisme parterre, ce qui te reste de volonté fond comme neige au soleil... Pire, tu 'décompenses' en mangeant beaucoup, plus que ce qu'il faudrait, parce que tu tombes dans le foutu pour foutu.

Alors qu'en vrai, les fêtes ne sont pas un problème.
Soyons honnêtes : les fêtes, ce n'est pas 15 jours d'orgie alimentaire non-stop.

C'est quoi, concrètement ? Deux, peut-être trois gros repas. Le 24, le 25, le 31.
Le reste du temps, tu manges normalement. Ou en tout cas, tu POURRAIS manger normalement.

Mais non. Parce que tu es en mode "restriction cognitive", tu transformes tout décembre en négociation permanente avec toi-même.

Tu manges léger "pour compenser à l'avance". Tu refuses le fromage au déjeuner "pour pouvoir en prendre ce soir". Tu calcules, tu anticipes, tu négocie avec ton cerveau. Et ça crée une tension mentale insupportable.

Ton cerveau passe son temps à catégoriser ce que tu manges en "permis" ou "interdit". À se demander si tu as "le droit" ou si tu dois "compenser".

Les fêtes deviennent une menace. Un obstacle à gérer. Pas un moment à vivre.

Et le pire ? Quand tu vis en restriction cognitive permanente, ton métabolisme finit par dérailler. Ta glycémie fait le grand huit. Ton corps ne sait plus réguler son énergie.

Tu finis par tomber dans la boîte de chocolats premiers prix qui trainent à côté de la photocopieuse juste parce que ton corps et ton cerveau n'en peuvent plus de flipper.

Du coup, quand arrivent les fêtes, tu prends du poids. Mais ce n'est pas À CAUSE des fêtes. C'est à cause des mois de restriction mentale et métabolique qui ont précédé.

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Ce qui change quand tu sors de la restriction cognitive :

Imagine. Tu arrives au réveillon du 24 décembre.
Et dans ta tête, il n'y a pas cette voix qui calcule. Qui négocie. Qui catégorise.

Tu ne t'es pas privée les trois dernières semaines pour "mériter" ce repas.
Tu as juste mangé. Correctement. Des protéines, du gras, des légumes. Chaque jour. Sans calculer. Sans compenser.

Quand tu t'assois à table, tu n'es pas en manque. Tu n'es pas en mode "je dois profiter maintenant parce que demain je compense".
Tu manges. Le foie gras, le champagne, la viande, le fromage, peut-être un peu de dessert.
Et tu t'arrêtes. Naturellement. Parce que tu es rassasiée.

Pas parce que tu as calculé tes calories. Pas parce que tu as décidé que tu avais "assez mangé".
Mais parce que ton corps te dit : "OK, c'est bon, j'ai ce qu'il me faut."

Le lendemain ?
Tu reprends tes repas normaux. Ceux qui te nourrissent.
Pas de détox. Pas de salade punition. Pas de "rattrapage".
Tu continues juste à manger. Correctement.

Parce que les fêtes n'ont pas été un excès, mais juste un repas. Un bon repas. Rien de plus.

On t'a vendu la perte de poids comme une bataille avec ton corps. Comme une lutte acharnée entre ta gourmandise et ta volonté. Comme un mauvais moment à passer, en mode "no pain, no gain".

Sauf que personne ne perd du poids durablement sous la contrainte. La perte de poids se produit – et perdure – quand on comprend enfin comment se nourrir, pour stabiliser son énergie, apaiser son mental, limiter la tension qui mène à la rechute au profit d'une vraie sérénité alimentaire.

Quand tu comprends comment te nourrir, au long cours, tu traverses décembre — et les fêtes — sans cette voix dans ta tête qui compte, compare, compense.

Les femmes qui traversent décembre sans prendre un gramme ne sont pas celles qui calculent le mieux, qui mettent en place des plans de dingo, qui se motive à grands coups de phrases inspirantes.

Ce sont celles qui ont arrêté de se punir pour enfin se nourrir, et qui n'ont pas besoin des excès des Fêtes pour prendre du plaisir.

Je te laisse découvrir la recette que je te partage aujourd’hui plus bas 👇

À demain,
Sophie 💜

PS : Sortir de la restriction cognitive, ça s'apprend. C'est tout le sujet du module complémentaire "Sortir de la restriction cognitive" qui accompagne la Méthode RESET. Une méthode 100% audio pour déconstruire ces croyances toxiques et revenir à l'essentiel : manger pour nourrir et soutenir ton corps, et perdre du poids durablement.


RECETTE DU JOUR : Pannacotta salée courge & pecorino

Une entrée élégante, onctueuse, qui impressionne sans effort. Parfaite pour un repas de fêtes où tu veux régaler sans passer ta journée en cuisine.

Ingrédients (pour 12 verrines)

Pour la pannacotta :

  • 600g de courge muscade (ou butternut)
  • 80cl de crème fleurette entière
  • 80g de pecorino râpé (ou parmesan)
  • 4 feuilles de gélatine
  • Sel, poivre

Pour la chantilly épicée :

  • 40cl de crème fleurette entière
  • 1/2 cuillère à café de noix de muscade moulue
  • 1 pincée de sel

Pour la garniture :

1 poignée de noisettes (ou amandes effilées)

Préparation

La veille (ou 12h avant) :

Coupe la courge en gros morceaux et cuis-la à la vapeur environ 30 minutes, jusqu'à ce qu'une fourchette s'enfonce facilement. La vapeur évite qu'elle ne se gorge d'eau.

Pendant ce temps, fais tremper les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.

Une fois la courge cuite, pèle-la et égoutte-la bien en l'écrasant légèrement dans une passoire.

Dans une casserole, porte la crème à ébullition, baisse le feu, ajoute le pecorino et la courge égouttée. Mixe au mixeur plongeant jusqu'à obtenir une texture lisse et homogène.

Essore bien les feuilles de gélatine et incorpore-les dans la préparation chaude en remuant jusqu'à dissolution complète. Goûte, sale et poivre selon ton goût.

Répartis dans les verrines et place au réfrigérateur pour au moins 12 heures.

Le jour même :

Prépare la chantilly : fais chauffer doucement la crème avec la muscade et le sel. Laisse infuser à feu très doux quelques minutes, puis laisse refroidir complètement.

Si tu as un siphon : verse la crème refroidie dedans, mets sous pression et conserve au frais. Sinon, monte-la au batteur électrique juste avant de servir.

Concasse les noisettes et torréfie-les 10 minutes à sec dans une poêle bien chaude. Elles doivent être dorées et parfumées.

Au moment de servir :

Dépose un nuage de chantilly sur chaque pannacotta, parsème de noisettes torréfiées.

Astuce : Tu peux préparer cette recette 2-3 jours à l'avance. La pannacotta se conserve parfaitement au frigo, il suffira de faire la chantilly et les noisettes le jour J.

Version grande tablée : Cette recette fait 10-12 généreuses portions. Pour 18 verrines plus petites (format apéritif), remplis tes verrines au tiers seulement.

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