"Mais Sophie, je mange équilibré !"
C'est la réponse que je reçois presque à chaque fois que j'explique que la perte de poids se joue à 80% dans l'assiette. Il y a toujours ce moment. Ce léger mouvement de recul. Ce regard un peu piqué. Et cette phrase, comme un bouclier :
« Mais moi, je mange équilibré. »
Je la connais bien, cette phrase. Pas juste parce que je l'entends toutes les semaines en coaching. Mais parce que c'est ce que je pensais moi aussi...
Moi aussi, je mangeais « équilibré ». Des féculents à chaque repas. Peu de gras. Des fruits. Des céréales complètes. En quantités raisonnables, avec un léger déficit calorique.
Exactement ce que tout le monde recommande depuis 50 ans. Et je grossissais quand même. Lentement, sûrement, inexorablement.
Mais comme je mangeais 'bien', je ne voyais pas l'intérêt de m'intéresser au contenu de mon assiette. Aucune raison de remettre en cause mes croyances sur l'équilibre alimentaire. Aucun intérêt à changer quoi que ce soit, puisqu'après tout, ce modèle est celui qui fonctionne pour les autres...
Sauf qu'il ne fonctionne pas pour tout le monde.
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La femme de 45 ans qui a une résistance à l'insuline installée depuis des années, un cortisol qui grimpe au plafond à chaque nuit trop courte, un métabolisme qui a été saboté par des décennies de restrictions suivies de reprises — cette femme-là, le modèle « équilibré » ne la fait pas maigrir. Il la maintient exactement là où elle est. Ou pire : il aggrave le problème en silence.
Mais comment le comprendre, quand tout le monde autour de toi te dit le contraire ? Ton médecin te dit de manger équilibré. Le magazine dit de manger équilibré. Ta mère dit de manger équilibré. Ta copine qui fait du Pilates le samedi matin mange équilibré et elle rentre dans un 38.
Ton cerveau s'accroche à toutes ces confirmations externes. Et plus tu te sens en échec avec le modèle « équilibré », plus tu te raccroches au seul repère que tu connais. Tu manges encore plus équilibré. Tu remplaces le beurre par de la margarine. Les yaourts normaux par du 0%. Tu ajoutes du quinoa et des pois chiches. Tu fais tout « encore mieux ».
Et rien ne bouge. Ou ça empire.
Ce n'est pas un manque de volonté. C'est un malentendu fondamental sur ce que « équilibré » veut dire pour ton corps à toi, et ton cerveau est tellement effrayé à l'idée que tu essaies de changer qu'il t'empêche de le voir.
Il m'a fallu un médecin nutritionniste, en 2006, pour me sortir de cette boucle. Un médecin qui m'a dit pour la première fois : « Tu n'es pas grosse parce que tu manges trop, tu es grosse parce que ton métabolisme est programmé pour ça. » Il m'a parlé de résistance à l'insuline, de stockage hormonal, de physiologie. Pour la première fois, quelqu'un m'expliquait pourquoi je grossissais au lieu de me dire quoi manger.
J'ai perdu 40 kilos en deux ans. Sans compter de calories. Sans avoir faim. Juste en comprenant que le modèle qu'on m'avait donné n'était pas adapté à mon métabolisme. En acceptant d'aller au delà de mes croyances. En passant à l'action pour inculquer un nouveau modèle à mon cerveau.
Aujourd'hui, quand une personne me contacte pour en savoir plus et me dit en entretien qu'elle ne comprend pas pourquoi elle grossit parce qu'elle "mange équilibré", je lui demande : « Et tu as l'impression que ça marche pour toi ? » Et la réponse est toujours non. Parce que si ça marchait, on ne serait pas en train de parler, elle et moi.
Le « manger équilibré » est devenu un mantra tellement répété qu'on a arrêté de vérifier s'il fonctionnait. On l'applique par réflexe, on le défend par habitude, et quand il échoue, on se blâme soi-même plutôt que de remettre en question la méthode.
Le vrai premier pas vers un changement durable, ce n'est pas un nouveau plan alimentaire. C'est accepter de poser la question : et si ce qu'on m'a toujours dit de faire ne me convenait tout simplement pas ?
C'est inconfortable. Ça bouscule. Mais c'est à partir de là que tout change.
Et crois-moi : quand tu comprendras enfin comment ton corps fonctionne — pas celui de ta copine, pas celui du magazine, le tien — tu te rendras compte à quel point cette croyance sur alimentation équilibrée peut saboter ton métabolisme, et ta perte de poids.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient au quotidien 💪
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