✈️ Un trajet, un avion… et 23h sans manger
Dans quelques heures, je prends l’avion pour aller passer le week-end chez ma fille qui vit désormais à Berlin. Autant te dire que, du fin fond de ma belle Corrèze, ce n’est pas une mince affaire : j’ai devant moi plus de trois heures de route avant d’arriver à l’aéroport 😅
Comme d’habitude, j’ai voulu anticiper : me préparer des œufs durs à grignoter sur la route, une boîte repas à emporter dans l’avion… Et puis je me suis arrêtée deux minutes et j’ai réalisé que je me compliquais vraiment la vie.
Sauter le petit déjeuner et manger à 17h ne va pas me tuer. Au contraire : ce sera un gain de temps et une parenthèse digestive bienvenue, un petit jeûne de 22–23 heures qui me fera du bien.
D’autant que ce n’est pas inédit, je jeûne déjà tous les mardi. Ce qui fait hurler tout un tas de mes copines qui s’imaginent qu’elles vont tomber dans les pommes si elles ne mangent pas à l’heure du déjeuner.
Alors qu’en réalité, notre corps est conçu pour ça.
L’être humain a évolué dans un environnement où la nourriture n’était pas disponible 24h/24. Nos ancêtres alternaient festins et famines, et notre métabolisme a développé des mécanismes d’adaptation puissants pour gérer ces périodes.
Ne pas manger quelques heures ne provoque pas une chute brutale d’énergie, mais au contraire déclenche un ensemble de processus bénéfiques :
- Activation de l’autophagie, ce système de recyclage cellulaire qui nettoie les déchets et favorise la régénération.
- Amélioration de la sensibilité à l’insuline, ce qui aide à stabiliser la glycémie et réduit le risque de résistance à l’insuline.
- Augmentation de la clarté mentale et de la concentration, grâce à l’utilisation des corps cétoniques comme carburant alternatif pour le cerveau.
- Réduction de l’inflammation de bas grade, souvent au cœur des fatigues chroniques et des blocages métaboliques.
Bref, ton corps sait parfaitement gérer une journée sans repas, à condition que ce soit dans un contexte normal, pas dans l’épuisement ou la restriction permanente.
Là où le jeûne devient vraiment efficace, c’est quand il respecte son rôle premier : alterner périodes d’apport en nutriments et périodes de repos digestif.
Pas pour réduire l’apport calorique total, pas pour “mériter” de manger plus ensuite, et surtout pas pour compenser un écart.
Comme n’importe quel outil, il est adapté à certaines situations, pas à toutes et peut même être délétère si ton métabolisme est en souffrance ou si tu as une relation compliquée avec la nourriture.
Mais si tu ne l’as jamais fait, ça pourrait être intéressant d’essayer, “pour voir”.
🎯 L’action du jour :
La prochaine fois que tu es coincée à l’heure du déjeuner, observe tes sensations :
→ est-ce que tu as vraiment besoin de trouver à tout prix un sandwich triangle à avaler vite fait…
→ ou est-ce qu’au final, tu peux attendre l’heure du dîner pour manger un truc qui te nourrira vraiment ?
Parfois ne pas manger est nettement plus intéressant que manger “n’importe quoi”.
À demain 💜
Sophie
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