5 astuces pour que ton cerveau ne sabote pas ta perte de poids
Ton cerveau est câblé pour résister au changement. Il utilise des raccourcis mentaux, les biais cognitifs, pour te ramener dans le connu, même quand tu sais, rationnellement, que tes habitudes actuelles ne te conviennent pas.
Mais tu peux apprendre à bosser avec lui pour désarmer ses tactiques anti-changement.
Voici cinq pratiques concrètes, appuyées sur de la neurobiologie, pour déjouer ces biais au quotidien.
1. Célèbre chaque micro-victoire. Sérieusement.
La dopamine est un neurotransmetteur qui te pousse à répéter un comportement. Elle est sécrétée à chaque fois que ton cerveau perçois une récompense.... Sauf que quand tu changes ton alimentation, la récompense est lointaine. Et ton cerveau décroche.
La parade : fabrique tes propres récompenses immédiates. Tu as préparé ton repas au lieu de commander ? Marque un temps d'arrêt et savoure ça. Dis-le-toi. Un petit « yes, bravo 💪 » mental suffit à créer un signal dopaminergique qui dit à ton cerveau : « Ce truc-là, c'est bien, on recommence. »
Ça a l'air débile. Ça ne l'est pas, c'est de la neurobiologie.
2. Pense à ce que tu ajoutes, jamais à ce que tu perds.
Ton cerveau déteste l'idée de "perdre". Renoncer au pain, supprimer les biscuits, arrêter le sucre — formulé comme ça, ton instinct perçoit chaque changement comme une privation. Et face à la privation, Jim panique.
Retourne le truc.
Au lieu de « j'arrête les céréales du matin », pense « je vais me régaler avec des œufs brouillés et du fromage ». Au lieu de « plus de gâteaux au goûter », pense « je teste un yaourt grec avec des noix ». Tu ne supprimes rien. Tu remplaces par quelque chose qui te nourrit mieux.
Et change ta façon d'en parler — y compris dans ta tête. « Je ne peux pas manger ça » te met en position de victime. « Je choisis de manger autrement » te remet aux commandes. C'est la même assiette. Mais pour ton cerveau, ce n'est pas du tout le même message.
3. Concentre toi sur un seul changement à la fois.
Je sais, c'est frustrant. Tu voudrais tout changer d'un coup. Sauf que chaque nouveau comportement coûte de l'énergie cognitive. Plus tu empiles les changements, plus tu épuises Albert rapidement. Et quand Albert lâche, Jim reprend les commandes.
Tu peux commencer par exemple commencer pas "plus de farines". C'est tout. Tu ne cherches pas en même temps à supprimer le sucre, à manger plus de protéines, à préparer tes repas le dimanche et à te coucher à 22h. Tu arrêtes les farines et tu trouves tes repères avec ça. Tu laisses ton cerveau s'adapter à ce seul changement sans lui demander de gérer dix fronts en parallèle.
Deux semaines plus tard, quand ce choix-là ne te coûte plus d'effort, que tu as mis en pratique de nouvelles habitudes, tu passes au suivant. C'est lent. Mais c'est comme ça que ça tient.
4. Anticipe les moments critiques.
Tu sais déjà quand Jim va tenter sa chance : le soir quand tu es fatiguée, le dimanche soir de blues, le retour de courses le ventre vide. Jim est puissant dans l'instant, mais tu peux le museler si tu es préparée.
Prévois des un repas d'avance quand tu cuisines, pour les soirs difficiles. Fais en sorte d'avoir toujours des oeufs dur, du fromage, des noix à portée de main en cas de fringale. Décide maintenant, pendant que tu lis cet email et qu'Albert est encore aux commandes, ce que tu mangeras ce soir, quand la fatigue te tombera dessus.
Ce n'est pas de la rigidité. C'est de la stratégie anti-biais : tu ne comptes pas sur ta volonté mais sur ta discipline.
5. Observe , et note, les signaux invisibles.
Quand tu changes ton alimentation, tu attends un résultat visible : la balance qui bouge, le jean qui ferme. Et quand ça ne vient pas assez vite, ton cerveau conclut que « ça ne marche pas ».
Sauf que ton corps change bien avant que la balance ne le montre.
Tu dors mieux ? C'est un signal. Tu as moins faim entre les repas ? C'est un signal. Tu digères mieux ? Tu n'as plus ce coup de barre de 15h ? Ce sont des marqueurs réels que ton métabolisme s'ajuste.
Mais si tu ne les notes pas, ton cerveau va les ignorer. Prends 30 secondes le soir pour écrire un signal positif que tu as observé dans la journée. Ça force ton cerveau à les enregistrer, à les conscientiser. Et ça change tout dans ta perception du chemin parcouru.
Ces cinq pratiques n'ont rien de spectaculaire. Elles sont simples, discrètes, et elles s'appuient sur ce que la science nous dit du fonctionnement du cerveau.
Elles ne remplacent pas un accompagnement structuré. Mais elles peuvent transformer ta façon d'aborder n'importe quel changement, alimentaire ou autre !
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient au quotidien 💪
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