5 trucs bizarres que je fais. Et qui dérangent.
Tu connais cette phrase qu'on te ressort à table dès que tu refuses un dessert ? « Mais arrête, ça va pas te tuer. »
Je l'entends moins, aujourd'hui. Pas parce que les gens autour de moi ont changé. Parce que moi, j'ai cessé de me justifier. Je dis non, je souris, et je passe à autre chose.
Ça n'a pas toujours été comme ça. Pendant des années, j'ai cherché à être "agréable" à table. Pendant les mêmes années, je pesais 103 kilos.
Voilà cinq petites choses que je fais maintenant tous les jours. Cinq choix que je n'argumente plus. Cinq trucs qu'on trouve bizarres et qui sont, en réalité, ce qui m'a rendu mon corps.
1. Je mange mes protéines en premier.
C'est la première chose que je fais en m'asseyant. L'œuf, le poisson, la viande. Je les attaque avant le reste.
Parce que je sais que la séquence change tout. Quand je commence par les protéines et les bons gras, ma satiété arrive en 20 minutes au lieu de 45, et la corbeille de pain perd comme par magie son pouvoir d'attraction.
Ma fille, qui m'a vue faire ça depuis qu'elle est petite, le fait maintenant aussi. Sans réfléchir. C'est passé de "le truc bizarre de maman" à "la façon normale de manger".
2. J'ai toujours des œufs durs dans mon sac.
Toujours. Dans un sac congélation. Deux, parfois 4.
C'est mon assurance-vie nutritionnelle. Le truc qui m'évite de me retrouver coincée à 16h dans un aéroport entre "le sandwich industriel à 8 euros" et "tenir 4 heures en hypoglycémie". Six grammes de protéines, zéro sucre, transportable, pas besoin d'être réchauffé.
La tête des gens quand je sors un œuf dur de mon sac dans une salle d'attente, ça reste mon petit plaisir secret.
3. Je fais modifier les accompagnements au restaurant.
Pas de frites, pas de riz, pas de purée. Légumes verts à la place. Toujours. Sans une seconde d'hésitation, sans une explication gênée devant le serveur.
J'ai mis du temps à apprendre à le faire sans rougir. Aujourd'hui, c'est une seconde nature.
Le serveur soupire parfois. Un convive fronce les sourcils. Un autre me ressort tous les six mois le fameux « mais c'est compliqué avec toi ». Je souris, je remercie le serveur, je passe ma commande tranquillement, et je profite de la soirée. Eux aussi, en général.
4. Je ne dîne plus.
Sauf invitation, bien sûr. Sauf moment partagé, sauf occasion qui le mérite.
Mais au quotidien ? Je mange quand j'ai vraiment faim. Pour mon corps, c'est souvent vers 17h. Le soir, je m'assois à table avec mon mari et ma fille pendant qu'ils mangent, je bois mon thé, je discute, je suis 100% présente. Mais je ne mange pas.
Ça me laisse 15 à 16 heures sans rien avaler pendant le jeûne nocturne. Ma sensibilité à l'insuline reste optimale, je dors comme un bébé, et je me réveille avec de l'énergie sans avoir besoin d'une bassine de café.
On m'a déjà sorti « mais c'est pas convivial ». Si, ça l'est. Davantage que grignoter tout ce qui passe en rentrant du boulot et manger en mode automatique à 20h. La convivialité n'a rien à voir avec ce que je mets (ou pas) dans mon assiette, et tout à voir avec ma présence et mon écoute.
5. Je peux ne pas manger du tout si les options ne me conviennent pas.
Une station-service à minuit. Un buffet d'hôtel triste à 7h. Un cocktail dînatoire où tout est sur des pics en bois et collé à du sucre.
Je sais que je vais payer ces trucs-là pendant 48 heures. Fringales, fatigue, brouillard cognitif, sommeil pourri, ventre gonflé. Le calcul est vite fait. Sauter un repas ne me coûte rien. Manger n'importe quoi me coûte deux jours.
Alors je ne mange pas. J'attends le repas suivant. Mon corps s'en porte parfaitement.
Quand quelqu'un me dit « mais tu ne vas RIEN manger ?! » avec le ton inquiet qu'on prend pour les gens malades, je le rassure tranquillement : mon corps a tout ce qu'il lui faut. Je préfère ne rien manger que manger n'importe quoi.
Tu peux appeler ça rigide. Tu peux appeler ça obsessionnel. Tu peux trouver que je manque de spontanéité ou que je gâche les repas.
Sauf que ces cinq petites bizarreries quotidiennes sont exactement ce qui m'a permis de ne jamais reprendre les 40 kilos que j'ai perdus.
Le prix social ponctuel d'un soupir de serveur, contre le prix quotidien de revivre dans un corps qui me pesait. Le calcul est vite fait.
Et c'est à moi de le faire. Pas à eux.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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