Ce que je prépare pour cette saison, et pourquoi

Je fais aujourd'hui exactement ce que je faisais pour perdre mes quarante kilos. Plus du tout pour les mêmes raisons, et il est temps que je te le dise.
Ce que je prépare pour cette saison, et pourquoi

Ça fait des années que je t'explique comment fonctionne ton métabolisme, pourquoi les régimes te lâchent au bout de trois semaines, ce qu'il y a à mettre dans ton assiette et dans quelles proportions. Je vais continuer, rassure-toi, rien ne bouge de ce côté-là.

Mais cette année, je vais aussi te dire pourquoi je le fais, moi. Et ça n'a plus grand-chose à voir avec ce que tu imagines.

Reprenons au début.

J'ai perdu quarante kilos. C'était en 2008, ça fait dix-huit ans, et je ne les ai jamais repris. Sur le papier, mon histoire est finie depuis longtemps. Le problème est réglé, je pourrais lâcher l'affaire, manger comme tout le monde et vivre ma vie.

Sauf que je fais toujours exactement la même chose. Mes assiettes n'ont pas changé. Ma façon de faire mes courses non plus, ni mon rapport aux produits transformés, ni ce que je regarde sur une étiquette. Dix-huit ans plus tard, je tiens la même ligne, tous les jours, sans que ça me pèse.

Et depuis quelque temps, quand on me demande pourquoi je m'embête encore, je m'entends répondre autre chose qu'avant.

Parce qu'il y a ma famille.

Dans ma famille, il y a des maladies neurologiques. Il y a des troubles cognitifs. Il y a du diabète. Je ne vais pas t'en faire la liste, ce n'est pas le sujet, et ce n'est pas non plus la seule chose que ma famille m'a donnée. Mais quand tu as ça dans ton arbre, tu ne regardes pas ton alimentation de la même façon à cinquante ans qu'à trente.

Alors voilà ce que je veux, et je te le dis une fois.

Je veux mourir vieille, oui, mais en bonne santé. Pouvoir monter mes courses, me relever seule d'un fauteuil, suivre une conversation à table sans perdre le fil, décider de ma journée moi-même. Ne jamais devenir une charge pour mon mari ou pour ma fille. Voilà mon moteur. Il est là depuis un moment, je ne l'avais jamais écrit noir sur blanc, c'est fait.

Maintenant, la partie honnête.

Je ne te promets rien, et je ne me promets rien à moi non plus. Personne ne peut te garantir comment tu vieilliras, et quiconque te vend cette garantie te ment, exactement comme ceux qui te promettent moins huit kilos avant Noël. On ne parle pas de garantie. On parle de mettre toutes les chances de son côté 😉

Et je vais te voir venir, alors autant que je le dise tout de suite.

Tu as peut-être quarante-deux ans, quinze kilos à perdre, un boulot, des ados, et tu te dis que ma vieillesse, franchement, tu t'en fiches un peu. Que tu verras ça plus tard. Je comprends, j'ai pensé pareil pendant des années.

Sauf que c'est le même geste.

Ce qui remet ta perte de poids en route, c'est ce qui ramène ta sensibilité à l'insuline vers quelque chose de correct, c'est ce qui fait baisser la graisse installée autour de tes organes, c'est ce qui te donne enfin des protéines en quantité sérieuse. Et ça se trouve être aussi ce qui compte pour la suite. Tu n'as pas deux alimentations à apprendre, une pour maigrir maintenant et une pour tenir plus tard. C'est la même, elle sert juste deux fois.

Concrètement, ma méthode ne bouge pas d'un millimètre. Tu ne vas pas te réveiller demain avec une Sophie qui te parle de compléments à trois cents euros ou de je ne sais quel protocole miracle importé de Californie. Ce qui change, c'est ce que je vais me permettre de te dire, et sur quels sujets je vais aller. Certains vont te surprendre, et je te le raconte cette semaine.

Ma balance ne bouge plus depuis dix-huit ans. Ce qui m'occupe maintenant, c'est ce que je serai encore capable de faire à quatre-vingts ans.

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