Elle croyait faire le keto. Elle ne se nourrissait pas.

On me demande souvent un coaching parce que « le keto ne marche plus ». Le problème, ce n’est presque jamais le keto.
Elle croyait faire le keto. Elle ne se nourrissait pas.

Régulièrement, je reçois un message qui ressemble à ça : « Sophie, je voudrais un coaching individuel avec toi. J'ai fait le keto, ça ne marche pas. » Ou, variante : « ça ne marche plus. »

Et presque à chaque fois, je réponds non.

Pas non au fait de les aider. Non au coaching individuel tout de suite. Je leur propose autre chose : commencer par le programme, les 28 jours. Et seulement après, si c'est encore nécessaire, on parlera d'un accompagnement individuel.

Tu sais quoi ? La plupart du temps, ce n'est plus nécessaire.

Parce qu'en faisant le programme, ces femmes découvrent quelque chose qu'aucun coaching n'aurait réglé plus vite. Elles n'ont pas raté le keto. Elles n'ont simplement jamais fait ce qu'elles croyaient faire.

Ce qu'elles appelaient « faire le keto », c'était le plus souvent un assemblage. Des macros piochées dans une application. Des recettes attrapées sur Instagram. Du gras ajouté partout, parce qu'on a lu quelque part que « le keto, c'est gras ». Et tout un rayon de produits estampillés keto, gâteaux, pains, barres, qui n'ont jamais nourri personne.

Quand je regarde ça de près, les mêmes trois erreurs reviennent, presque toujours.

Pas assez de protéines. C'est l'erreur numéro un. À force d'entendre « mange gras », on en oublie l'essentiel : c'est la protéine qui rassasie, qui soutient, qui préserve les muscles. Le gras accompagne, il ne porte pas le repas.

Trop de « trucs keto » qui ne nourrissent pas. Un gâteau keto reste un gâteau. Il entretient le goût du sucre et n'apporte presque rien à ton corps. Remplacer chaque aliment par sa version keto, ce n'est pas changer d'alimentation, c'est déguiser l'ancienne.

Et surtout, aucun changement de fond. On a échangé des produits contre leurs versions « keto », mais on n'a rien appris sur la façon de nourrir son corps.

Voilà le point qui change tout. Ces femmes ne venaient pas me voir parce qu'il leur manquait un coaching. Elles venaient parce qu'on leur avait vendu une étiquette, « le keto », sans jamais leur apprendre ce qu'il y avait derrière. Et une étiquette, ça ne fait pas maigrir.

« Faire le keto », au fond, ça ne veut pas dire grand-chose. Apprendre à nourrir son corps, ça, oui.

Une femme m'a écrit un jour qu'après avoir découvert le keto sur les réseaux, elle s'était mise à manger du gras, encore du gras, et que, forcément, rien ne s'était passé. Elle a commencé le programme persuadée de n'y rien apprendre, sûre d'elle. Et elle m'a dit avoir pris « la claque » : elle faisait fausse route depuis des mois.

Une autre, après trois ans et demi de cétogène et une reprise de poids, pensait pourtant tout connaître. Elle a surtout compris qu'elle n'avait jamais regardé son alimentation comme un système, seulement comme une liste de produits autorisés.

Aucune des deux n'a eu besoin d'un coaching individuel. Elles ont eu besoin de comprendre.

C'est exactement pour ça que je refuse le coaching d'emblée. Pas pour me débarrasser de qui que ce soit. Mais te vendre un suivi sur-mesure quand il te manque encore les bases, ce serait malhonnête. Le sur-mesure a beaucoup de valeur, mais plus tard, une fois que tu maîtrises le terrain. Avant ça, il ne ferait que coûter cher pour t'apprendre ce que le programme t'apprend déjà.

Alors si tu te dis en ce moment « le keto ne marche pas pour moi », pose-toi la vraie question avant de chercher un coach, ou un énième protocole. Est-ce que j'ai appris à me nourrir ? Ou est-ce que j'ai juste acheté des produits avec « keto » écrit sur l'emballage ?

La réponse à cette question change absolument tout.

Abonne-toi à ma newsletter quotidienne

Pas de spam, pas de partage avec des tiers. Seulement vous et moi.

Discussion des membres