Elle était à deux doigts de tout arrêter
Elle m'écrit pour me dire que ça y est, ça bouge enfin. Après des mois où rien ne bougeait.
Et le plus intéressant, c'est ce qu'il y avait juste avant.
Elle était à deux doigts d'arrêter. Pas par flemme, pas par manque de motivation. Parce qu'elle n'en pouvait plus de fournir des efforts qui ne payaient pas.
Il faut dire qu'elle avait fait le boulot. Elle avait revu ses courses de fond en comble, appris de nouvelles recettes, réorganisé ses menus et ses placards. Elle avait refusé l'alcool. Elle avait arrêté de grignoter le soir.
Et la balance ne bougeait pas. La fatigue non plus.
Alors elle commençait à se dire ce qu'on se dit toutes à ce moment-là. Que ça marche pour les autres. Que son corps est cassé. Qu'après cinquante ans, il faut peut-être se faire une raison.
Elle avait gardé une seule chose. Le pain et la confiture du matin.
Pas par gourmandise, d'ailleurs. Elle a été très honnête là-dessus : elle avait peur d'être frustrée. Alors elle s'était accordé ce petit crédit, à la hauteur de tous les efforts qu'elle fournissait par ailleurs. Un seul truc. Le matin. Ça ne peut pas tout faire capoter, quand même.
Et honnêtement, qui ne raisonne pas comme ça ?
Sauf que Margot, elle, regarde ce qui revient tous les jours. Et elle lui a relevé le point.
Pas de sermon, pas d'interdiction, pas de liste d'aliments bannis. Juste l'observation posée noir sur blanc : voilà ce qui remet ton corps en stockage tous les matins, à la même heure, avant même que ta journée commence.
Ça lui a suffi.
Elle m'a écrit qu'elle avait compris en trente secondes. Que d'un coup, ses trois mois sans résultat prenaient un sens. Elle n'avait pas un problème de corps, elle avait un problème de matin.
Elle a posé le pain et la confiture. Et ça a démarré.
Ce que j'aime dans son histoire, c'est ce qu'elle dit de la suite. Elle m'écrit que la tartine ne lui manque pas. Pas parce qu'elle serait devenue plus forte, non. Parce qu'elle a des résultats, et qu'on ne pense pas à ce qu'on a laissé quand on voit ce qu'on récupère.
C'est ça qui fait tenir les gens. Les bénéfices qu'ils ressentent. Le pantalon qui ferme. L'après-midi sans coup de barre. Les biscuits des enfants dans le placard auquel on n'a pas pensé depuis quatre jours.
Et c'est bien pour ça que l'absence de résultat est si dangereuse. Personne ne tient sur la volonté seule. Au bout de quelques semaines sans le moindre signe, si petit soit-il, on relâche. On se dit qu'un écart de plus ou de moins ne changera rien. Forcément, les résultats s'éloignent encore, et on finit par lâcher avec l'impression que nos efforts ne servent à rien.
Cette femme a failli abandonner. Pour de bon, probablement. À cause d'une tartine qu'elle gardait pour s'épargner un inconfort passager.
Elle n'avait besoin ni de plus de volonté, ni de plus de discipline. Juste que quelqu'un regarde au bon endroit 💜
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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