Elle fait tout bien, et elle a faim à 14h
« Je fais tout bien, et pourtant l'après-midi je craque. »
Le message est arrivé dans Margot la semaine dernière, et je pourrais le recevoir dix fois par semaine. Elle a revu ses courses. Elle a supprimé le sucre du matin. Elle mange une vraie assiette à midi, une belle portion de poulet, des légumes, un peu d'avocat en entrée, une bonne huile, même un bout de fromage. Sur le papier, il n'y a rien à reprendre, aucune raison d'avoir la dalle à 14h.
Je lui ai demandé de me décrire son déjeuner. Pas ce qu'il y avait dedans, elle me l'avait déjà dit. Comment ça s'était passé.
À son bureau. Un quart d'heure, peut-être moins, elle n'a pas regardé. Et pendant ce quart d'heure, des vidéos sur son téléphone, « pour décompresser un peu ».
À 14h, elle a de nouveau faim.
Elle tient jusqu'à 15h30, elle ouvre le tiroir, et le soir elle m'écrit qu'elle manque de volonté. Alors qu'elle a fait exactement ce qu'il fallait dans l'assiette.
Ce qui lui manque, elle ne peut pas le voir, parce que ça s'est passé pendant qu'elle regardait ailleurs.
La satiété ne se décide pas seulement dans l'estomac. Une grande partie se construit dans la tête, avec ce que tu vois, ce que tu sens, ce que tu retiens du repas. Ton cerveau tient une sorte de registre. S'il a enregistré que tu as mangé, il te laisse tranquille. S'il n'a rien noté, il redemande.
Des chercheurs ont fait déjeuner des gens devant un écran ou un jeu vidéo, et d'autres sans rien. Même assiette. Ceux qui avaient mangé distraits se souvenaient moins bien de leur repas, et ils remangeaient davantage dans l'après-midi. Le repas était passé, il n'avait laissé aucune trace.
C'est exactement ce qui est arrivé à cette femme. Pour son cerveau, le déjeuner n'a pas eu lieu. Il a bien reçu les nutriments, ton corps ne se trompe pas là-dessus. Mais il n'a rien savouré, rien enregistré, rien vécu. Alors à 14h, il réclame l'expérience qu'il n'a pas eue, et les calories n'y sont pour rien.
Et ce qu'il réclame, ce n'est jamais un encas sain. Il veut quelque chose qui donne une sensation tout de suite. Du sucré. Du croquant. Un truc qui se fasse remarquer, qui fasse friser les papilles… et qui donne envie du suivant.
Tu vois le piège. Elle a soigné son assiette, et elle a mangé cette assiette de la même façon qu'elle fait tout le reste de sa journée : en même temps qu'autre chose, sans attendre, sans y être. Le repas a été traité comme une notification de plus.
Elle n'est pas gourmande. Elle a déjeuné sans être là.
Je lui ai demandé une seule chose pour la semaine suivante : le même déjeuner, le téléphone dans le sac, et vingt minutes assise. Rien d'autre à changer. Elle m'a répondu trois jours plus tard que ses fringales avaient disparu.
Elle a mangé en conscience, pour la première fois depuis longtemps, sans changer quoi que ce soit à son assiette… et ça a tout changé 😜
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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