Et si penser à la bouffe t'évitait les dérapages ?
Tu connais cette journée. Tu l'as déjà vécue. Peut-être même hier.
6h30. Réveil, café, speed. Pas faim, pas le temps. Tu files. Pas de petit-déj, ou un bout de pain avalé debout. Aucune idée de ce que tu vas manger à midi, encore moins ce soir. T'y penseras plus tard.
12h30. La réunion a débordé. Pas de gamelle, rien de prévu. Tu as trois options : la boulangerie (sandwich jambon-beurre + cookie "parce que t'as bien mérité"), une commande sur une app, ou… rien. Tu sautes le repas. Dans les trois cas, c'est soit trop de glucides et pas assez de protéines, soit le vide complet. Ton corps encaisse. Il ne dit rien. Pas encore.
15h30. Ton corps commence à te causer. Le sandwich a envoyé ta glycémie en orbite, et elle retombe. Coup de barre. Brouillard mental. Envie de sucré. Si t'as sauté le repas, c'est pire : ton cerveau tourne en sous-régime depuis trois heures. Dans les deux cas, la destination est la même : le distributeur, les gâteaux posés dans la salle de pause, ou le fond du tiroir où tu planques les carrés de chocolat.
18h. Tu sors du boulot vidée. Pas juste fatiguée, vidée. Ton cortex préfrontal, celui qui prend les bonnes décisions, a consommé toute son énergie dans la journée. Il est hors service. Et là, tu passes devant la boulangerie. Pain au chocolat. "Pour tenir." Ou le drive. Ou le paquet de BN qui traîne dans la voiture. C'est pas de la gourmandise, c'est ton cerveau en mode survie qui choisit le chemin le plus court vers l'énergie.
19h. Tu ouvres le frigo. T'as pu l'énergie pour préparer le plat que tu avais prévu. Tu attrapes ce qui est là : un bout de fromage, les restes du plat des enfants, une tartine, des amandes par poignées. Debout, dans la cuisine, sans assiette. C'est pas un repas, c'est du dépannage. Et ça ne nourrit pas — ça remplit.
21h. Le "vrai" repas arrive enfin. T'as commandé une pizza, ou préparé un énorme plat de pâtes de la flemme. Trop. Trop vite. Trop tard. Le corps stocke. Et dans ta tête, la petite voix de la culpabilité et la bonne résolution : "Demain, je fais attention".
Demain... Bah ça recommence 😅
Ces loupés en cascade, dont chacun découle du précédent, ne sont pas de la paresse. Ni un manque de volonté. Ce sont les conséquences logiques d'une organisation défaillante, parce que tu n'as pas pensé assez à la bouffe.
Tu t'es laissée emportée par tout le reste, tu as démarré le moteur et pris la route pour ta journée sans t'assurer que le réservoir était plein, sans réfléchir aux stations-services que tu trouverais sur ta route, sans anticiper le temps pour faire le plein...
Résultat : ton cerveau épuisé à pris les mauvaises décisions, parce que c'était celles qui lui coutaient le moins d'effort sur le moment.
Pourtant chacun de ces loupés avait une parade. Pas un plan alimentaire. Pas un tableau Excel. Juste des décisions prises à froid, quand ton cerveau est encore capable de choisir clairement. Le soir avant d'aller dormir, ou le matin au réveil, en 2 minutes et 4 questions :
→ Qu'est-ce que je mange au petit-déj ?
→ Qu'est-ce que je mange à midi ?
→ Qu'est-ce que je mange ce soir ?
→ Est-ce que j'ai un en-cas si la journée déborde ?
En prenant simplement ces 2 minutes pour visualiser le contexte de chaque repas, tu laisses à ton cerveau la capacité à trouver des solutions.
En "pensant à la bouffe", tu lui permets :
→ de te suggérer de prendre des oeufs durs parce que tu commences tôt demain,
→ de te rappeler que tu as un reste de poulet froid et que tu devrais te préparer une gamelle,
→ d'anticiper sur la soirée compliquée à cause d'un RDV et donc de penser à sortir un truc du congel.
Ton cerveau est paresseux. Il ne réfléchit pas tout seul. Tu dois "penser à la bouffe" pour qu'il te propose des solutions rationnelles.
La différence entre la femme qui "craque" à 19h et celle qui tient sans effort, ce n'est pas la motivation. Celle qui tient sans effort a juste pensé à faire le plein avant de prendre la route.
Anticiper, c'est pas contrôler. Anticiper, c'est prendre les bonnes décisions quand c'est facile et s'organiser à l'avance pour que ce soit facile.
C'est faire ses courses, prévoir un frigo plein d'aliments qui soutiennent ton métabolisme et dont la préparation est en phase avec ta vie au quotidien, c'est prendre 2 minutes chaque jour pour "penser à la bouffe".
C'est juste du bon sens. Et c'est probablement le geste le plus puissant que tu puisses poser pour ton métabolisme.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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