... et surtout, prends bien ta B12 !
Il y a quelques jours, je tombe sur une publication de recette vegan sur Facebook. Dans les commentaires, une jeune fille explique qu'elle aimerait bien arrĂȘter de manger de la viande mais qu'elle a peur des carences. Sous son commentaires, de nombreuses rĂ©ponses pour l'encourager dans sa dĂ©marche, et des conseils du type "mange des lĂ©gumineuses Ă la place, et surtout, prends bien ta B12".
Comme s'il manquait juste la B12 à une alimentation végétale...
Entendons-nous bien : j'entends et je respecte Ă 100 % le choix de consommer moins de viande, pour des considĂ©rations Ă©thiques ou Ă©cologiques (mĂȘme si ce n'est pas aussi simple que ça en terme d'Ă©cologie, mais je ne suis pas lĂ pour parler d'agriculture rĂ©gĂ©nĂ©rative vs agriculture sur sol mort).
Mais comme dans tous les domaines, j'estime qu'il faut que ce choix soit éclairé et conscient. Eclairé sur les fondamentaux, les besoins métaboliques, conscient des risques, des besoins, des contraintes
Parce qu'une assiette de salade avec des pùtes complÚtes et trois cubes de tofu à l'ail des ours ne suffisent pas à honorer les besoins vitaux du métabolisme.
Oui, la B12, c'est important. Sans elle, ton systÚme nerveux et tes globules rouges déraillent. Mais elle n'est qu'une toute petite piÚce du puzzle, et personne ne parle de tout le reste...
Du coup, je m'y colle, quitte Ă passer encore pour la vilaine de service :
Ton corps a besoin de 9 acides aminĂ©s qu'il ne sait pas fabriquer. Il doit les trouver dans ton assiette. Et ils sont tous prĂ©sents, dans les bonnes proportions, uniquement dans les produits animaux : Ćufs, poisson, viande, produits laitiers. Les protĂ©ines vĂ©gĂ©tales ? Elles sont incomplĂštes. Tu peux les combiner, oui, mais c'est un casse-tĂȘte permanent, tu ne seras jamais sĂ»re d'avoir tout ce qu'il faut et surtout, les aliments qui les contiennent sont hyper glucidiques (et qui dit beaucoup de glucides, dit plus de tendance au stockage).
Ensuite, il y a le cholestĂ©rol. Celui qu'on t'a appris Ă diaboliser. Sauf qu'il est indispensable Ă la fabrication de tes hormones sexuelles, de ton cortisol, de ta vitamine D. Sans apport de gras animal, ton corps doit tout produire tout seul. Ăa marche, mais ça coĂ»te une Ă©nergie dingue, ça flingue ton immunitĂ©, ça ralentit tes capacitĂ©s cognitives et si ton mĂ©tabolisme rame dĂ©jĂ , c'est un stress de plus (et donc un facteur d'inflammation et de prise de poids supplĂ©mentaire).
Les oméga-3 à longue chaßne, ceux qui protÚgent ton cerveau, apaisent l'inflammation, soutiennent ton systÚme nerveux, les fameux EPA et DHA, ils sont quasi introuvables dans le monde végétal. Les graines de lin, les noix ? Elles contiennent de l'ALA, que ton corps doit convertir. Et devine quoi ? Il le fait trÚs, trÚs mal. Moins de 5 % se transforme en EPA ou DHA.
Le fer des lentilles, ce n'est pas le mĂȘme que celui de la viande. Ton corps l'absorbe beaucoup moins bien. Tu peux en manger Ă tous les repas, si ton estomac ne produit pas assez d'acide ou que tu manques de vitamine C au bon moment, ton taux de ferritine va stagner.
Les vitamines A, D, K2, dans leur forme active, celles que ton corps peut utiliser directement, viennent des produits animaux. La vitamine A des carottes ? C'est du bĂȘta-carotĂšne. Ton corps doit encore le transformer. Et encore une fois, ça marche moyennement bien, avec un taux de conversion au ras des pĂąquerettes.
Je pourrais continuer : zinc, sélénium, créatine, taurine, carnitine. Tous présents naturellement dans les produits animaux. Tous essentiels à ton énergie, ton immunité, ta récupération, ta clarté mentale.
Attention, je ne dis pas que c'est impossible de s'en passer, il y a des végétariens en trÚs bonne santé (sachant toutefois qu'il faut 10-15 ans de recul pour que le corps montre les premiers signes de dysfonctionnement liés à l'alimentation, donc difficile à affirmer sans recul).
Je dis juste que c'est compliqué. Que si tu ne le fais pas avec rigueur, ton corps va finir par te le faire payer. Et surtout que ce n'est pas possible pour tout le monde, parce que tous les métabolismes ne sont pas suffisamment flexibles pour supporter le coût d'une alimentation uniquement végétale.
C'est mon cas. Et c'est le cas de Brigitte.
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Brigitte est venue me voir il y a quelques années. Elle était végétarienne depuis son adolescence, par conviction. Pas de viande, jamais. Son assiette ressemblait à ce qu'on voit partout : des légumes, des céréales complÚtes, un peu de tofu, quelques légumineuses. Elle prenait sa B12 et quelques compléments alimentaires... en plus de ses traitements médicamenteux.
Parce qu'à 60 ans, elle traßnait 50 kg de trop, une fatigue permanente, un psoriasis galopants, des douleurs articulaires handicapantes, un asthme à l'effort, des infections à répétition, un fond de dépression, bref une inflammation chronique qui ne passait jamais, malgré les traitements multiples et les conseils de son médecin.
Son corps criait famine. Pas en calories. En nutriments.
Elle a suivi le Programme ARG puis on a travaillĂ© ensemble en coaching. Pas question de la forcer Ă manger de la viande. On a reconstruit son alimentation autour de ce qu'elle acceptait : des Ćufs bios, beaucoup d'Ćufs, 3 Ă 6 par jour, du poisson, des fruits de mer, des crustacĂ©s, du beurre, des fromages de qualitĂ©.
Et surtout, on a augmenté ses apports protéiques. Beaucoup. Parce qu'à 1 g de protéines par kilo de poids de corps, elle survivait tout juste. à 1,5 g minimum, elle a commencé à revivre.
Brigitte a perdu ses 50 kg. Ses analyses sont impeccables. Ses douleurs ont disparu. Son psoriasis est en sommeil. Elle marche sans perdre son souffle. Son énergie est revenue.
Sans renier ses convictions.
Juste en comprenant pourquoi et comment nourrir correctement son métabolisme, en entendant ses signaux, en ajustant ses apports.
Bref : en faisant un choix, certes, mais éclairé et conscient. Pas en écoutant les conseils biaisés des magazines ni en se fiant aux étiquettes mentionnant "source de protéines" sur des produits hyper transformés inflammatoires.
Tu veux faire ce choix, tu l'as peut-ĂȘtre mĂȘme dĂ©jĂ fait ? Informe toi et assure-toi de te nourrir correctement.
â TĂ©lĂ©charge une app de tracking (MyFitnessPal, Yazio, ou autre) et mesure tes apports rĂ©els pendant 3 jours. Tu vas avoir des surprises.
â Vise au moins 1,2 g de protĂ©ines par kilo de poids corporel. Si tu es vĂ©gĂ©tarienne, il va falloir intĂ©grer des Ćufs, plusieurs par jour, des bonnes portion de poisson, un peu de fromage.
â ArrĂȘte de combler le vide avec des fĂ©culents. Si 50 % de ce que tu manges, c'est du riz, des pĂątes ou du pain, mĂȘme complets, tu ne nourris pas ton mĂ©tabolisme, tu le sabotes.
Et n'oublie pas : ton corps te parle et les signaux de mal-ĂȘtre qu'il t'envoie sont souvent le signe que ton alimentation ne lui convient pas. MĂȘme si sur le papier, elle parait "Ă©quilibrĂ©e".
A demain,
Sophie đ
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi đ
Depuis 2019, j'ai aidĂ© plus de 4000 femmes Ă stabiliser leur poids, booster leur Ă©nergie et apaiser leur mental grĂące Ă une alimentation qui les soutient au quotidien đȘ
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