Être en cétose ne prouve pas que tu maigris
Tu testes tes cétones le matin, la bandelette vire au rose, puis au violet, et tu te dis : ça y est, mon corps brûle, je suis en cétose. Sauf que la balance, elle, ne bouge pas d'un gramme, semaine après semaine. Et comme on t'a vendu la cétose comme la preuve que ça marche, tu n'y comprends plus rien.
Les corps cétoniques, ces fameuses cétones que mesure ta bandelette, montent quand ton corps utilise du gras comme carburant plutôt que du sucre. Jusque-là, tout va bien. Le souci, c'est que ce gras peut venir de deux endroits complètement différents : tes réserves, celles que tu veux justement déloger, ou ton assiette, le gras que tu viens de manger.
Et c'est toute la nuance. Si tu manges beaucoup de gras ajouté, ton corps a largement de quoi faire : il brûle ce gras-là en priorité, parce qu'il arrive en abondance, et tes cétones montent quand même. Tu fabriques des cétones sans jamais toucher à tes réserves. Ta bandelette est superbe, et ton stock, lui, n'a pas bougé.
Donc être en cétose prouve une seule chose : que ton corps brûle du gras. Pas forcément le tien. La cétose n'a jamais été l'objectif, c'est une conséquence, un indicateur, pas une preuve de quoi que ce soit. On peut avoir une cétonémie très haute et continuer à stocker, une cétonémie qu'on dirait basse et déstocker tranquillement. Bref, tu surveilles le mauvais cadran.
Range donc tes bandelettes, elles t'envoient sur une fausse piste et te stressent pour rien. Les vrais signaux sont ailleurs, et ils sont gratuits : ton énergie, stable tout au long de la journée, tes fringales qui s'espacent, ton tour de taille, tes vêtements qui flottent un peu plus. Et pour que ton corps aille enfin puiser dans tes réserves, il faut deux choses : moins lui donner de gras tout prêt à brûler, et lui offrir un terrain qui le laisse déstocker, c'est-à-dire du sommeil, moins de stress, moins d'inflammation. Parce que oui, tout ça compte au moins autant que le contenu de ton assiette.
Et dans cette assiette, justement, le vrai travail n'est pas d'empiler le gras pour faire grimper des cétones qui ne prouvent rien. C'est d'enlever le sucre et d'apporter assez d'aliments denses, assez de protéines, pour réveiller un métabolisme qui tourne au ralenti. Range tes bandelettes, et regarde plutôt si tu nourris vraiment ton corps. C'est ça, le bon cadran.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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