"Faut arrêter de penser à la bouffe !"
"Tu penses trop à la bouffe."
Tu l'as déjà entendue, cette phrase. Peut-être de ta meilleure amie, de ta sœur, de ton médecin. Peut-être que c'est même toi qui te la dis, le matin, quand tu réfléchis à ce que tu vas manger dans la journée.
Comme si prévoir tes repas était suspect. Comme si y réfléchir un minimum te rangeait dans la catégorie "obsédée", voire "orthorexique".
Pendant ce temps, personne ne sourcille quand tu attrapes un sandwich triangle à midi parce que t'as rien prévu. Personne ne bronche quand tu t'enfiles un paquet de BN au goûter parce que tu n'as pas eu le temps de déjeuner. Personne ne te dit "c'est pas normal" quand tu commandes un plat sur une app à 21h parce que t'as oublié de penser au dîner.
On vit dans un monde où on peut manger n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand. Un drive tous les 500 mètres. Un distributeur dans chaque couloir au boulot. Une boulangerie à chaque coin de rue. La bouffe est partout, tout le temps, accessible.
Sauf que cette facilité est très récente... Il y a à peine 200 ans, se nourrir occupait la plus grande partie de la journée. Cultiver, récolter, élever des animaux, préparer, conserver. On ne travaillait pas pour payer sa bouffe, c'était littéralement le fruit de son travail.
L'alimentation n'était pas un "sujet", c'était l'activité centrale de la vie quotidienne.
Si on remonte encore plus loin, on réalise un truc assez frappant : l'être humain est à peu près le seul animal sur Terre qui a cessé de penser à la nourriture à longueur de journée.
Pour n'importe quel autre être vivant, du moineau au loup, de la fourmi à la baleine, chercher de quoi manger occupe la majorité du temps éveillé. C'est la préoccupation numéro un. La priorité absolue. Par nature.
Et nous ? L'industrialisation et la grande distribution nous ont offert un luxe inédit dans l'histoire du vivant : ne plus avoir besoin d'y penser. On tend le bras, on mange. Pas besoin de chasser, de cultiver, de préparer. C'est prêt, c'est emballé, c'est livré.
On a tellement normalisé le fait de manger sans y réfléchir que prendre le temps d'y penser, lire les étiquettes, veiller à bien manger est vu comme 'suspect', voire obsessionnel !
Sauf que justement, le problème, c'est d'avoir arrêté d'y penser. De subir chaque repas au lieu de le choisir. D'attraper ce qui est là, disponible...
Mais si tu y réfléchis bien, ce qui est là, disponible, dans notre environnement actuel, c'est rarement ce dont ton corps a besoin.
C'est ce qui est rapide, sucré, ultra-disponible... et ultra délétère.
Conscientiser son alimentation, ce n'est pas un trouble du comportement. Ce n'est pas de l'orthorexie. Ce n'est pas une obsession.
C'est revenir à un fonctionnement que nos arrière-grands-mères n'auraient même pas questionné. Elles pensaient à "la bouffe" tous les jours, du matin au soir, gérer le potager, faire le marché, prévoir des conserves, faire la cuisine. Personne ne les traitait d'obsédées.
Elles faisaient juste ce que les humains ont toujours fait : s'occuper de leur alimentation avec attention. Il serait temps de s'y (re)mettre, tu ne crois pas ?
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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