J'ai arrêté à peu près tout au mois d'août
Mi-août, un matin, je me suis assise avec un café et j'ai fait une liste. Bêtement. Tout ce que je produisais chaque semaine, ligne par ligne.
Il y avait ce mail, six matins sur sept. Le même contenu redécoupé pour Facebook tous les jours. Des posts Instagram. Des épingles Pinterest à la chaîne. Des textes pour la communauté YouTube. Un épisode de podcast. Des carrousels. Et je ne compte pas les à-côtés.
J'ai regardé ma liste un moment.
Et je me suis rendu compte d'un truc pas très agréable : je passais l'essentiel de mon temps à redécouper. À reformuler quelque chose que j'avais déjà dit le matin, en plus court, pour une plateforme qui allait le montrer à quatre personnes. Le temps que je ne passais pas là, je le passais à fabriquer des visuels.
Le temps que je passais à réfléchir, lui, avait fondu. Sans que je m'en aperçoive.
Alors j'ai coupé.
Le podcast, terminé. Les carrousels Instagram, terminés, la grille reste comme elle est et je n'y touche plus. Le relais quotidien sur Facebook, terminé. Les textes YouTube, les épingles à la chaîne, terminés. Ayééé.
Ce qu'il reste, tu l'as sous les yeux. Ce mail, du lundi au samedi. Un récap le dimanche matin. Une publication sur Facebook de temps en temps, quand j'ai des choses à dire. Et un article de fond par semaine. Point final.
Bon. Maintenant la vraie raison, parce que « j'étais fatiguée » serait un peu court.
J'ai des choses à dire cette année que je n'ai jamais dites ici. Des sujets sur lesquels je vais être plus frontale, d'autres où je vais te surprendre, et au moins un où je vais me retrouver à contre-courant de mon propre milieu.
Et ce genre de sujet, tu ne le poses pas en légende sous une photo d'assiette. Tu ne le poses pas en trente secondes avec une musique par-dessus. Il te faut de la place, du calme, et quelqu'un qui a ouvert son mail le matin parce qu'il a envie de te lire.
Un endroit où on peut dérouler un raisonnement en entier, avec ses nuances, ses « oui mais », et le moment où j'admets que je n'ai pas la réponse.
Cet endroit, c'était déjà celui-là. Sauf qu'il était noyé au milieu de quinze autres qui me bouffaient mes matinées.
Alors voilà, j'ai fait le ménage. J'ai remis le seul truc qui compte au centre, et j'ai jeté le reste sans état d'âme. Ça m'a pris une matinée à décider et environ trois semaines à ne plus culpabiliser, parce qu'on nous a quand même bien mis dans le crâne qu'il fallait être partout tout le temps 🙄
Et ce que j'y ai gagné se voit surtout dans un endroit invisible : le temps que je passe à lire, à vérifier, à changer d'avis avant de t'écrire.
Tout ce que je produis tient désormais dans une seule boîte mail, la tienne. C'était exactement le but.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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