La seule chose que ton assiette ne fera pas pour toi
Lundi je t'ai dit que ce que je fais pour ma perte de poids et ce que je fais pour bien vieillir, c'était le même geste. Aujourd'hui je te montre la mécanique, parce qu'une affirmation sans mécanique, ça ne vaut pas grand-chose.
Commençons par le tronc commun. Il est plus large que tu ne crois.
Ta sensibilité à l'insuline. Quand tu réduis les glucides et que tu remets du gras et des protéines, ton insuline redescend, et ton corps redevient capable d'aller puiser dans ses réserves. C'est le mécanisme de ta perte de poids, tu me connais, je le répète depuis dix ans. Sauf que ce même mécanisme est aussi celui qui décide si tu deviens diabétique à soixante ans. Tu ne fais pas deux choses. Tu en fais une, et elle compte double.
La graisse autour de tes organes. Pas celle qui te gêne dans ton jean, celle qui s'installe autour du foie et dans l'abdomen. C'est la première à partir quand tu changes d'alimentation, et c'est celle qui pèse le plus lourd sur ta tension, ton inflammation, tes artères. Tu la perds pour rentrer dans une robe, et tu améliores ta santé future.
Ton muscle. Alors là, on arrive au point qui m'intéresse le plus.
Tu as sans doute déjà maigri en fondant. Régime hypocalorique, tu perds huit kilos, dont une bonne partie de muscle, et tu te retrouves plus légère et plus faible. Tout mon travail depuis des années consiste à t'éviter ça : manger assez, mettre des protéines en quantité sérieuse à chaque repas, ne jamais te mettre en dessous de tes besoins.
Ce que je ne te disais pas, c'est pourquoi ça compte autant.
Le muscle que tu as à cinquante ans est celui avec lequel tu pars pour la suite. C'est lui qui décide si à quatre-vingts ans tu te relèves seule d'un fauteuil, si tu montes tes courses, si une chute te casse quelque chose ou pas. On perd du muscle en vieillissant, c'est mécanique, ça commence bien plus tôt qu'on ne l'imagine. La question n'est pas d'échapper à ça, personne n'y échappe. La question, c'est avec quel stock tu abordes la descente.
Et un régime qui te fait fondre te fait partir avec moins de stock. Voilà pourquoi je suis aussi pénible avec les protéines et avec les journées à 1 200 calories 😤
Bon. Maintenant la partie où je vais être franche, et ça va peut-être t'étonner de ma part.
Ton assiette ne fera pas tout.
Elle te permet de garder ton muscle. Elle ne t'en fabrique pas. Et sur un point précis, elle ne peut rien du tout : ton os. L'os ne répond pas aux protéines, il répond à la contrainte. Il se renforce quand on le charge, quand on porte, quand on pousse, quand on tire. Tu peux avoir l'assiette la mieux composée de France, si rien ne tire jamais sur ton squelette, il ne se renforcera pas.
C'est pour ça que j'ai commencé à bouger mes fesses plus souvent, que je me suis acheté une machine à squats et que je réfléchis très sérieusement à m'inscrire à la salle. Mais ça, je ne vais pas t'en parler, parce que je ne suis pas coach sportif.
Ce que je peux te dire, en revanche, c'est qu'il va falloir t'y intéresser, et je t'encourage à aller voir quelqu'un dont c'est le métier. Attention quand même : les coachs sportifs ont tendance à ne jurer que par les glucides, et ça fonctionne peut-être pour les hommes jeunes et en bonne santé, mais je t'assure, on peut construire du muscle sans se gaver de pâtes ;)
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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