Le cercle vicieux des régimes d’été
Généralement, ça commence au printemps. Les beaux jours reviennent, l'été se profile, et là, décision : cette année, on s'y met. On se prive, on serre les dents, on refuse les invitations pour ne pas craquer. Et ça marche, un peu. Quelques kilos en moins, juste à temps pour les vacances. On est plutôt fièr·e, on a tenu.
Puis les vacances arrivent. Les premiers jours, on fait attention. C’est facile, il fait chaud, on peut se remplir de salades. Et puis il y a l'apéro chez les amis, la glace en terrasse, le repas qui s'éternise, et cette petite phrase qui ouvre grand la porte : « bon, c'est les vacances ». Alors on lâche. Pas juste un repas, non. On lâche tout, parce qu'on s'est tellement privée avant qu'on a l'impression de mériter de tout rattraper d'un coup. Et le pire, c'est qu'on ne profite même pas vraiment, parce qu'au fond, on culpabilise.
La rentrée, elle, ne pardonne pas. On remonte sur la balance début septembre, et non seulement les kilos perdus sont revenus, mais ils ont ramené des copains. Là, c'est la petite déprime. On se dit qu'on n'y arrivera jamais, qu'on n'a aucune volonté, qu'on est nulle. On se promet de reprendre sérieusement « la semaine prochaine » (parce que bon, c’est compliqué, là, c’est la rentrée). Et l'année suivante, au printemps, on se retrouve au même point et on se lance à nouveau dans un régime restrictif avant les échéances de l’été.
Si tu te reconnais dans ce cycle, j'ai une chose importante à te dire : ce n'est pas un problème de volonté. C'est la mécanique elle-même qui est faite pour échouer. Se priver fort avant l'été, ce n'est pas un effort qui prépare la réussite, c'est ce qui déclenche le lâchage d'après. La privation appelle le craquage, toujours. Et plus la privation est dure, plus le retour de bâton est violent. Tu ne rates pas parce que tu es faible. Tu rates parce que tu recommences chaque année la seule chose qui ne peut pas marcher.
La bonne nouvelle, c'est qu'on peut casser la boucle. Pas en se privant plus, mais en changeant d’objectif. Le jour où tu cesses de viser une date et où tu vises simplement de te sentir bien, tout le temps, il n'y a plus de compte à rebours, donc plus de grand lâchage, donc plus de rentrée qui punit. Tu ne perds peut-être pas plus vite. Mais pour une fois, ce que tu perds, tu ne le reprends pas.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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