Le jeûne intermittent te sabote peut-être en silence

Ce qui fonctionne un jour ne fonctionne pas forcément toujours.
Le jeûne intermittent te sabote peut-être en silence

Régulièrement, je reçois des messages de femmes qui s'interrogent sur mes accompagnements, parce qu'elles ne cherchent pas forcément à perdre du poids mais elles sont épuisées, ont des fringales monstrueuses en fin de journée, n'arrivent pas à dormir, ressentent les effets puissance mille de la périménopause...

Et lorsque je leur demande ce qu'elles mangent, dans 90% des cas, elles répondent qu'elles pratiquent le jeûne intermittent.

Parce que c'est facile, ça permet de gagner du temps le matin.
Parce qu'on leur a dit qu'avoir une fenêtre de jeûne plus grande aidait à perdre du poids (et c'est vrai).
Parce qu'elles avaient l'habitude de manger sucré le matin, et qu'en passant à une alimentation faible en glucides, elles n'ont pas eu envie de manger des oeufs...

Sauf que voilà. Cette bonne idée, qui peut fonctionner pour aider une femme de 30-35 ans à perdre quelques kilos, est potentiellement la cause du retour des kilos passé 45 ans, des fringales, de la fatigue...

Pourquoi ?

Parce que le cortisol — l'hormone qui monte le matin pour t'aider à te réveiller et avoir de l'énergie — ne fonctionne plus aussi bien quand on approche de la cinquantaine. Il ne monte plus franchement au réveil. Il reste élevé dans la journée. Il a du mal à baisser le soir...

Cette dérégulation entraîne tout le reste : l'énergie qui baisse dans l'après-midi, les fringales qui explosent entre 16h et 18h, le sommeil qui se dégrade, les hormones qui se dérèglent.

Et quand tu sautes le petit déj pendant des mois, voire des années, que tu n'envoies donc plus le signal "c'est l'heure, on attaque"... et bien ton corps te le fais payer : fatigue, irritabilité, fringales... et souvent reprise de poids.

Si tu sautes le petit déj' depuis longtemps, tu as probablement aussi l'impression que tu n'as pas faim le matin, et l'idée de manger – a fortiori des oeufs – t'écoeure.

C'est normal. Ton corps n'est plus habitué à recevoir de nourriture le matin. Il faut lui redonner le signal petit à petit.

Si tu n'arrives pas à passer directement au petit déj optimal (des oeufs, du jambon, un peu de vert, un peu de beurre), tu peux commencer par un yaourt à la grecque avec quelques amandes effilées. C'est moins que bien des œufs, mais c'est déjà un signal puissant : « on recommence. »

Et une fois que l'appétit revient — et il reviendra, souvent dans 2 à 3 semaines — tu glisses vers les œufs, brouillés, en omelette, au plat, dur, avec une tranche de jambon ou un morceau de viande de la veille, des épinards, des haricots verts, des champignons ou des bâtonnets de concombre, un beau morceau de beurre, bref, un vrai petit déjeuner qui soutient ton métabolisme au démarrage.

Et tu verras, après quelques semaines, tout change. Ton énergie revient. Tes fringales se stabilisent. Ton cerveau tourne mieux. Et ton poids redescend.

Si tu as besoin d'inspiration pour tes petits déj, j'ai écrit un article avec 5 idées de petits-déj faibles en glucides sur mon blog Les Assiettes de Sophie.

Bonne découverte !

À demain,
Sophie 💜

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