Le jeûne le plus simple, tu le fais déjà à moitié

Allonger la nuit, c'est tout. Le reste, c'est juste ne pas la raccourcir trop vite
Le jeûne le plus simple, tu le fais déjà à moitié

Quand on te parle de jeûne, tu imagines tout de suite l'effort : tenir, serrer les dents, regarder l'heure, résister. Une épreuve.

Sauf que le jeûne le plus simple, celui par lequel tout le monde devrait commencer, tu le fais déjà chaque nuit. Tu ne manges pas pendant que tu dors. Entre ton dernier repas du soir et ton premier du matin, il s'écoule souvent dix, onze heures sans rien. Tu jeûnes, tranquillement, sans même y penser, et pendant ce temps ton métabolisme se régule et fait le ménage.

Pour aller plus loin, le geste le plus simple, c'est d'allonger un peu ce jeûne nocturne.

Concrètement, tu peux le faire de deux manières :

Soit tu sautes le petit déjeuner et tu remanges à midi, ce qui est le jeûne intermittent le plus simple à pratiquer, mais que je déconseille à long terme parce qu’il peut s’avérer contre-productif pour les femmes. Soit tu fermes la cuisine plus tôt le soir.

Au lieu de sortir de table à 21h et enchaîner sur une poignée d’amandes à 22h devant la télé, tu dînes le plus tôt possible et tu ne grignotes plus, rien, jusqu’au petit déjeuner.

Sans rien faire d'héroïque, tu viens d'allonger ta nuit de jeûne de deux ou trois heures. Ce jeûne intermittent du soir est tenable sur la durée, et c’est là sa vraie force : il est au moins aussi efficace pour la perte de poids que de compter les calories, et bien plus facile à tenir.

Et ce qui rend ce geste facile ou difficile, ce n'est pas ta volonté. C'est ce que tu as dans l'assiette. Si tes repas sont pleins de sucres rapides et de féculents, ton corps en redemande sans arrêt, et c'est le soir que ça se voit : la fringale de vingt-deux heures, l'envie de sucré qui revient juste après le dîner. Si tu réduis les glucides, si tes assiettes tiennent sur des protéines, des bons gras et des légumes, ces fringales du soir s'éteignent presque toutes seules. Tu n'as tout simplement plus envie de grignoter. Ce n'est pas de la magie, c'est de la physiologie.

Le jeûne n'est pas une question de courage, c'est une question de préparation. Tu ne tiens pas parce que tu es forte. Tu tiens parce que ton corps n'a pas faim. Et ça, ça se cuisine tous les jours.

Si tu veux essayer, ne change qu'une chose cette semaine. Avance ton dîner d'une heure, allège-le en sucres, et coupe le grignotage du soir. Rien d'autre. Et pas de dogme sur l'horloge : le but n'est pas de dîner à dix-huit heures pile, c'est juste d'arrêter de manger tard. Si un soir tu dînes plus tard en famille, ce n'est pas grave, tu reprends le lendemain. Pas de chrono, pas d'objectif. Juste observer comme tu dors, et comme tu te réveilles.

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