Le keto n'est pas la solution, c'est un début

Réduire les glucides, c'est une excellente porte d'entrée. Mais ce n'est qu'une porte, et derrière, il y a tout le reste.
Le keto n'est pas la solution, c'est un début

Le régime keto, tel qu'on te le vend, n'existe pas. C'est devenu un mot valise, et surtout un argument de vente. On colle l'étiquette keto sur des barres bourrées d'édulcorants, des poudres protéinées douteuses, des desserts soi-disant décadents qui entretiennent ton goût du sucre, et on te laisse croire que le mot lui-même est magique. Il ne l'est pas. Personne n'a jamais maigri parce qu'un emballage affichait keto.

Réduire les glucides, ça, en revanche, c'est une excellente porte d'entrée. C'est même la première chose que je fais travailler à mes clientes. Mais c'est une porte, pas la pièce d'arrivée.

Toute la semaine, on a vu ce qui se cache derrière cette porte. Le gras qu'on ajoute pour rien en croyant bien faire. Le ratio qu'on a mal compris parce qu'il parle de calories et pas de ton assiette. Les protéines qu'on oublie pendant qu'on guette le gras. La cétose qui ne prouve rien sur ce que tu déstockes vraiment. Et cette rigidité qui t'épuise au lieu de te faire avancer.

À tout ça s'ajoute ce dont on parle beaucoup moins : ton sommeil, ton stress et ce cortisol qui verrouille tout quand il reste trop haut, l'inflammation silencieuse qui freine sans que tu fasses le lien, et ton histoire à toi, ton point de départ, qui n'est celui de personne d'autre. Réduire les glucides est un levier parmi d'autres, et c'est en les ajustant ensemble, pour toi, que les choses se mettent enfin en mouvement.

C'est exactement pour ça qu'aucune règle universelle ne marche pour tout le monde. Si une seule formule suffisait, ça se saurait, il n'y aurait plus personne en surpoids sur terre. Le keto n'est pas la solution. La solution, c'est de comprendre ce que ton corps, lui, te réclame, et d'y répondre.

Et ce qu'il réclame, ce n'est pas plus de privation. C'est moins de sucre, oui, mais aussi de quoi se remettre en route : assez de protéines, assez d'aliments denses et vrais pour réveiller un métabolisme qu'on a trop longtemps mis au régime. Réduire et nourrir, en même temps. Voilà le vrai travail.

Alors ce mot, keto, tu peux le garder ou le jeter, au fond peu importe. Ce qui compte, c'est de comprendre ce que tu fais et pourquoi tu le fais, au lieu d'appliquer bêtement des macros magiques en espérant que ça finisse par marcher. Et si tu veux enfin comprendre pour de bon, c'est tout l'objet du Programme ARG : pas une règle de plus à suivre, mais de quoi devenir autonome, jusqu'à ne plus avoir besoin d'aucune étiquette, ni de personne, pour savoir quoi mettre dans ton assiette. Et ça, crois-moi, ça change une vie.

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