Le nouvel Eldorado des industriels

Ou comment le marketing va encore nous prendre pour des c*ns.
Le nouvel Eldorado des industriels

Après 50 (pas si glorieuses) années à nous vendre des produits "allégés" en surfant sur la peur du cholestérol et une prétendue contribution à la prévention des maladies cardiovasculaires — dont on sait désormais qu'elles sont bien plus liées à l'inflammation et à la résistance à l'insuline causées par les produits transformés, les glucides raffinés et les graisses trans — les industriels de l'agroalimentaire ont un nouveau dada : les protéines.

Et voilà qu'on voit fleurir dans tous les rayons de grosses étiquettes "riche en protéines" sur des aliments... qui n'en sont pas.

💡 Tu veux recevoir mes articles quotidiens directement par mail ? → Inscris-toi gratuitement ici !

Parce que non, des "pâtes protéinées", ça n'est pas une source de protéines complètes. C'est aussi et surtout un produit transformé, riche en glucides raffinés — ceux-là mêmes que les recommandations de santé recommandent d'éviter. Oui, même les pâtes bio au blé complet.

Parce que non, les "barres protéinées", ce ne sont pas des sources de protéines complètes. Ce sont aussi et surtout des produits hypertransformés, bourrés de sucres ou d'édulcorants de synthèse, truffés d'additifs.

Parce que non, le beurre de cacahuètes, ce n'est pas une source de protéines complètes. C'est avant tout du gras, des glucides, et un peu de protéines qui ne suffiront jamais à couvrir l'ensemble des besoins de ton métabolisme — ni en quantité, ni surtout en variété.

La grande famille des protéines est composée de 22 acides aminés, dont neuf sont dits "essentiels" : notre corps ne sait pas les fabriquer, ils doivent donc provenir de l'alimentation.

Et effectivement, ce sur quoi les marketeurs de l'industrie agroalimentaire ont raison, c'est qu'on a négligé le besoin réel en protéines et son importance capitale dans la santé métabolique globale.

À tellement se concentrer sur la diabolisation des graisses saturées, on en a oublié que les aliments d'origine animale n'apportent pas seulement du gras, mais également des acides aminés essentiels.

Ce qu'ils ne veulent pas que tu saches, en revanche, c'est que les produits qu'ils te vendent plus cher en usant de cet argument contiennent généralement à peine plus de protéines — et surtout des protéines de mauvaise qualité, extraites de manière industrielle d'aliments peu intéressants sur le plan nutritionnel (mais tellement faciles à produire à pas cher en quantités industrielles).

Parce que les 22 acides aminés dont tu as besoin, ils viennent d'aliments qui ne sont pas "bankables". Les viandes, les poissons, les œufs, les bons produits laitiers.

Des aliments, pas des produits.

Dans un monde où la surconsommation est de mise et où l'enjeu des industriels est de survivre en inventant toujours plus de produits pour créer des "occasions de consommer" — coucou le mini-cône glacé du soir, la barre protéinée avant le sport, la boisson sucrée associée aux moments conviviaux — ne te laisse pas berner par ces nouvelles étiquettes "riches en protéines" que tu vois fleurir partout.

Les meilleures sources de protéines, celles qui nourrissent l'être humain depuis des centaines de milliers d'années, n'ont pas besoin d'étiquettes nutritionnelles ni de liste d'ingrédients à rallonge.

Ce sont elles dont ton métabolisme a besoin.

Pas d'une barre choco-cacahuètes.

À demain,
Sophie 💜

Abonne-toi à ma newsletter quotidienne

Pas de spam, pas de partage avec des tiers. Seulement vous et moi.

Discussion des membres