Le plus dur, c'est pas de perdre du poids...

C'est de ne pas le reprendre.
Le plus dur, c'est pas de perdre du poids...

Il y a quelques semaines, je dîne avec des amis de loooongue date, dans un restaurant dont je n'ai pas choisi le menu. J'ai l'habitude. J'écarte le gratin dauphinois, je ne touche pas au pain et en dessert, je demande une assiette de fromage (délicieux, d'ailleurs, les fromages 😜).

Et mon amie me dit : « Je sais pas comment tu fais, Sophie. Moi, dès que j'ai perdu un peu de poids, je n'arrive plus à m'y tenir. »

Elle n'a pas énormément de poids à perdre. Elle connaît les bases : protéines à chaque repas, réduire les glucides, bouger régulièrement. Elle est même plutôt disciplinée quand elle s'y met.

Le problème, c'est pas qu'elle ne sait pas quoi faire. Ça fait des années qu'elle me lit, on en a déjà parlé à de nombreuses reprises. Le problème, c'est qu'elle ne change jamais comment elle fonctionne.

Résultat ? Tous les six mois, rebelote. Une fois les 3-4kg perdus, elle baisse la garde et revient à ses vieux réflexes.

Quand le frigo est vide et qu'elle rentre crevée, elle refait un plat de pâtes rapide. Parce que c'est facile. Parce que c'est ancré depuis 20 ans.

Quand elle a trop de boulot, elle oublie de préparer son déjeuner, se contente d'une salade et se retrouve à 16h30 devant le distributeur de barres chocolatées de la salle de pause du bureau.

Quand elle a un coup de blues, au lieu de veiller à soutenir son métabolisme et son mental, elle tombe dans le sucre et se sent encore plus mal après.

Tout cela est évitable, à condition de se pencher sur ce qui coince vraiment : ton environnement, ton organisation, ta relation à la nourriture.

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On te fait croire que tu as besoin de plans de repas, de recettes, de calculs. On te vend des menus parfaits, des macros calibrées, des recettes détaillées, dans de jolis PDF à télécharger que tu suis à la lettre. Et pendant quelques semaines, ça marche. Tu perds du poids.

Mais personne ne t'apprend à cuisiner différemment. À faire tes courses différemment. À t'organiser différemment. À penser la nourriture différemment.

Alors dès que tu lâches le plan de repas, tu retombes. Parce que ton environnement, ton organisation et ta relation à la nourriture n'ont pas changés.

Changer, changer vraiment, c'est pas sexy. C'est un effort, un travail, inconfortable souvent, douloureux parfois. Et ton cerveau déteste ça, même quand toi, tu sais que c'est nécessaire, même quand tu veux changer.

Et c'est pour ça que ton cerveau aime te laisser penser qu'il suffit de changer le contenu de ton assiette pour tout changer.

Sauf qu'en matière d'alimentation, changer c'est aussi apprendre à faire tes courses autrement pour que ton corps soit correctement nourri, quoi qu'il arrive. C'est être lucide sur ta capacité à résister à la tentation, et t'en protéger si c'est nécessaire. C'est comprendre ce qui se cache derrière tes réflexes pour déjouer de vieux automatismes liés à la restriction cognitive, à l'estime de soi...

Quand tu travailles sur tes automatismes, sur ton environnement, sur ta relation à la nourriture, tu perds du poids mais surtout tu mets en place ce qui est nécessaire pour que ça dure.

Pour que le changement s'installe, vraiment. Pour sortir de cette dynamique délétère du yoyo dans laquelle on tombe faute de changer vraiment.

C'est pour ça que le programme que j'ai créé ne porte pas seulement sur l'alimentation, mais également sur l'organisation, la psychologie du changement, la relation à la nourriture, la vie sociale...

Parce que pour que ta nouvelle alimentation t'accompagne longtemps, elle doit s'inscrire dans un environnement qui la rend tenable. Pas simplement dépendre d'un joli PDF de recettes colorées 😜

À demain,
Sophie 💜

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