Les "Fêtes", c'est 3 repas... pas 3 semaines de n'importe quoi.

Ton cerveau te cherche des raisons valables pour justifier ce que tu fais déjà.
Les "Fêtes", c'est 3 repas... pas 3 semaines de n'importe quoi.

Aujourd'hui, on va parler d'un truc qui fâche : ton cerveau qui te cherche des excuses...

... mais avant d'aller plus loin, je voulais partager le commentaire de Marie-Claude, qui suit le Programme ARG.

Il résume parfaitement ce que je m'efforce de faire chaque jour pour mes clientes. Merci Marie-Claude 💜


Passons aux choses sérieuses...

Petite mise en situation : Il est 15h. Tu es au bureau. La journée est longue. Tu as encore trois dossiers à boucler avant ce soir.

Et là, sur le coin de la table, il y a ce plateau.

Des chocolats. Pas les bons. Les Lidl premier prix dans leur emballage rouge et doré. Ceux que personne n'achète le reste de l'année mais qui deviennent soudainement "festifs" en décembre.

Ta main se tend. Automatiquement.
Et dans ta tête, la phrase arrive. Toute seule.
"Allez, hein, c'est les fêtes."

Non, ce ne sont pas les fêtes

Un jeudi de décembre à 15h au bureau, ce ne sont pas les fêtes.
Un soir de mi-décembre quand tu dis oui à la galette des voisins que tu n'aimes même pas, ce ne sont pas les fêtes.
Le 18 décembre quand tu commandes une pizza parce que tu es crevée et que "de toute façon c'est bientôt Noël", ce ne sont pas les fêtes.
Le 20 décembre à l'apéro du club de basket de ta fille où tu manges des feuilletés industriels tièdes, ce ne sont pas les fêtes.

Les fêtes, c'est le 24, le 25, et le 31 décembre.
Trois jours. Trois gros repas.
Le reste ? C'est juste l'excuse que ton cerveau invente pour justifier ce que tu fais déjà.

Ton cerveau te ment

Parce que ton cerveau est un bâtard. Je sais, c'est vulgaire. Je sais, ça en a déjà choqué plus d'un·e quand je le dis. Mais c'est une vérité à admettre.

Ton cerveau, il a envie de manger ces chocolats. Pas parce que c'est les fêtes. Pas parce qu'ils sont bons (ils ne le sont même pas). Pas parce que c'est exceptionnel.

Il en a envie parce qu'il est fatigué. Parce que tu es stressée. Parce que tu as mal mangé ce midi. Parce que ta glycémie est en grand huit depuis ce matin.

Et plutôt que de te dire "j'ai mal géré ma journée, mon corps réclame du sucre parce qu'il est en panique métabolique", ton cerveau préfère te raconter une histoire.

Une histoire bien plus confortable : "C'est les fêtes."
Parce que "c'est les fêtes", ça excuse tout.

Ça transforme une compulsion en moment festif. Ça transforme un mauvais choix métabolique en participation à l'ambiance. Ça transforme un craquage sur de la bouffe que tu n'aimes même pas en "profiter de la vie".

Sauf que non.

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Ce qui se passe vraiment

Tu ne profites pas des fêtes.
Tu utilises "les fêtes" comme excuse pour justifier des mauvais choix que tu fais déjà.
Tu transformes trois repas — le 24, le 25, le 31 — en trois semaine de laisser-aller.

Parce que dès le 1er décembre, ton cerveau a basculé en mode "c'est bientôt les fêtes donc autant commencer maintenant".

Les chocolats au bureau ? C'est les fêtes.
La galette chez les voisins ? C'est les fêtes.
L'apéro du boulot ? C'est les fêtes.
Le pot du club de sport ? C'est les fêtes.
La pizza du mercredi soir ? C'est les fêtes.
Les restes qu'on finit "pour pas gaspiller" ? C'est les fêtes.

Et tu arrives au 24 décembre épuisée, le métabolisme en vrac, la glycémie qui fait le grand huit depuis deux semaines, avec déjà 2-3 kilos de pris.
Avant même d'avoir mangé le moindre vrai repas de fêtes.

Comment limiter les dégâts

Première étape : arrête de laisser ton cerveau en pilote automatique.
Quand ta main se tend vers les chocolats pourris du bureau, pose-toi LA question :
"Est-ce que c'est VRAIMENT les fêtes, là, maintenant ?"
Et range ta main. Va te faire un vrai goûter si tu as vraiment faim. Un truc qui soutient ton corps sans exploser ta glycémie.
Pas avec des chocolats Lidl que tu n'aimes même pas.

Deuxième étape : définis ce qui est VRAIMENT "les fêtes" pour toi.
Les fêtes, pour toi, c'est quoi ?

Le réveillon chez ta belle-sœur le 24 ? Oui, ça c'est les fêtes.
Le déjeuner du 25 chez tes parents ? Oui, ça c'est les fêtes.
Le réveillon du 31 avec tes amis ? Oui, ça c'est les fêtes.

La galette des voisins le 15 ? Non, ce ne sont pas les fêtes. C'est juste une galette. Que tu peux refuser.
L'apéro du club de basket le 18 ? Non, ce ne sont pas les fêtes. C'est juste un apéro moyen. Auquel tu peux dire non.
Les chocolats du bureau ? Non, ce ne sont pas les fêtes. C'est juste de la bouffe bas de gamme qui traîne.

Troisième étape : limite les événements secondaires.
Tu n'es pas obligée de dire oui à TOUT sous prétexte que "c'est décembre".
Trie. Choisis. Garde les évènements, les rencontres, les sorties qui comptent vraiment pour toi.
Le reste ? Dis non. Poliment. Fermement. Sans te justifier.

Parce que les vraies fêtes — celles que tu vas vraiment apprécier — elles méritent que tu arrives en forme. Pas épuisée par le rythme de dingo et le manque de sommeil. Pas avec un métabolisme déjà en vrac.

Quatrième étape : si tu manges quand même, fais-le en conscience.
Si tu décides de manger la galette des voisins, OK.
Mais ne te raconte pas d'histoire. Ne te dis pas "c'est les fêtes donc c'est pas grave".

Dis-toi : "Je fais le choix de manger cette galette. Je sais que ce n'est pas optimal pour mon métabolisme. Je le fais quand même parce que j'en ai envie, ou parce que socialement c'est plus simple. Et j'assume ce choix."
Ça change tout.

Parce que là, tu reprends le contrôle. Tu n'es plus en pilotage automatique avec ton cerveau qui te ment. Tu fais un choix conscient, éclairé, assumé.

Et après, tu passes à autre chose. Pas de culpabilité. Pas de "foutu pour foutu". Pas de "bon ben maintenant que j'ai mangé la galette autant tout lâcher jusqu'en janvier".

Tu as fait un choix. Tu l'assumes. Tu continues.

Les vraies fêtes, c'est 3 repas

Je le redis parce que c'est important.
Les fêtes, ce sont trois repas. Le 24, le 25, le 31.
Le reste de décembre ? Ce n'est pas "les fêtes".

C'est décembre. Un mois comme un autre. Avec du boulot à finir, des courses à faire, des enfants à gérer, de la fatigue qui s'accumule.

Et pendant ce mois-là, tu peux continuer à te nourrir correctement. À manger des protéines, du gras, des légumes. À maintenir ton métabolisme stable. À arriver aux vraies fêtes en forme.

Pour ça, tu dois reprendre le contrôle et décider de ce que tu veux faire.
Pas en pilote automatique.
En pleine conscience.

À demain,
Sophie 💜

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