L'hyperinsulinémie : le dénominateur commun.
Imagine une maison. Au premier étage, une alarme incendie se déclenche. Quelqu'un monte, coupe l'alarme. Problème réglé.
Le lendemain, c'est l'alarme de la cuisine. On la coupe aussi.
Le surlendemain, celle du couloir.
À chaque fois, on traite l'alarme. On ne descend jamais voir ce qui brûle dans la cave.
C'est exactement ce qui se passe dans le corps de millions de femmes. Et la cave qui brûle, c'est l'hyperinsulinémie.
Les alarmes
Une femme consulte pour un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Son gynécologue lui prescrit une pilule contraceptive... Ça va réguler ses cycles. Et un traitement contre l'acné, hein, tant qu'on y est.
Une autre apprend qu'elle a un "foie gras" (stéatose hépatique). Son médecin lui dit de perdre du poids et surtout, surtout, de réduire les graisses.
Une troisième se retrouve sous traitement pour l'hypertension à 48 ans. On lui dit que c'est "fréquent à cet âge", qu'il faut qu'elle apprenne à se détendre.
Trois femmes. Trois spécialistes. Trois diagnostics. Trois traitements. Zéro lien entre les trois.
Et pourtant, dans les trois cas, le mécanisme de départ est le même.
Le feu dans la cave
L'hyperinsulinémie, c'est quand ton pancréas produit trop d'insuline par rapport à ce dont ton corps a besoin. Pas un peu trop. Trop, en permanence, depuis des années.
Pourquoi ? Parce que tes cellules sont devenues moins sensibles à l'insuline pour tout un tas de raison (c'est ce qu'on appelle la résistance à l'insuline). Comme elles sont moins sensibles, ton pancréas compense en produisant davantage d'insuline. Et ça marche. Pendant un temps. Ta glycémie reste normale, tes analyses sont bonnes, personne ne voit rien.
Mais ce surplus d'insuline chronique ne reste pas sans conséquences. Il agit en silence, sur plusieurs organes, pendant des années.
Sur les ovaires : l'excès d'insuline stimule la production d'androgènes (hormones masculines). Résultat : cycles irréguliers, acné, pilosité, difficulté à concevoir. C'est le SOPK. 70 à 80% des femmes atteintes de SOPK présentent une résistance à l'insuline. Ce n'est pas "un problème d'ovaires". C'est un problème métabolique qui s'exprime au niveau des ovaires.
Sur le foie : l'insuline stimule la lipogenèse hépatique, c'est-à-dire la fabrication de graisse par le foie. Pas la graisse que tu manges. Celle que ton foie fabrique à partir des sucres en excès. C'est comme ça qu'on se retrouve avec un "foie gras" sans boire une goutte d'alcool. La stéatose hépatique non alcoolique touche près de 20% des adultes en France.
Sur les reins et les vaisseaux : l'insuline favorise la rétention de sodium par les reins et stimule le système nerveux sympathique. Résultat : le volume sanguin augmente, les vaisseaux se contractent, la tension monte. C'est une des voies par lesquelles la résistance à l'insuline contribue à l'hypertension, bien avant que quiconque pense à vérifier ton taux d'insuline à jeun.
Et ce n'est pas tout. La résistance à l'insuline et l'élévation chronique de la glycémie sont aujourd'hui impliquées, à des degrés divers, dans le diabète de type 2 (évidemment), mais aussi dans le syndrome métabolique, la dyslipidémie (triglycérides élevés, "bon" cholestérol trop bas), l'hyperuricémie et la goutte, l'apnée du sommeil, certains cancers (sein, côlon, endomètre), l'acné persistante à l'âge adulte, et même les maladies neurodégénératives : certains chercheurs qualifient la maladie d'Alzheimer de "diabète de type 3" tant le lien avec la résistance à l'insuline cérébrale est documenté.
Un seul mécanisme. Des dizaines d'expressions différentes. Et dans la majorité des cas, personne ne fait le lien.
Pourquoi personne ne connecte les points
Parce que la médecine fonctionne en spécialités. Le gynécologue s'occupe des ovaires. L'hépatologue s'occupe du foie. Le cardiologue s'occupe de la tension. Chacun traite son alarme. Et personne ne descend dans la cave.
Ton taux d'insuline à jeun n'est quasiment jamais dosé dans un bilan standard. On mesure ta glycémie, qui peut rester normale pendant 10 à 20 ans alors que ton insuline est déjà anormalement élevée. Et quand ta glycémie finit par monter, on te diagnostique un prédiabète ou un diabète de type 2. Mais le problème, lui, existait depuis longtemps.
Ce que ça change pour toi
Si tu te reconnais dans un ou plusieurs de ces tableaux, ou si tu coches plusieurs des signaux dont on a parlé mardi, ce n'est probablement pas "pas de chance" ni "ton âge". C'est peut-être un même déséquilibre métabolique qui s'exprime de différentes manières.
Et la bonne nouvelle, c'est que ce déséquilibre répond remarquablement bien à un changement alimentaire ciblé. Pas un "régime". Un changement dans la nature de ce que tu manges, qui permet à ton corps de produire moins d'insuline, de récupérer de la sensibilité, et de laisser tes organes souffler.
C'est ce que Sellenia a fait, je t'en ai parlé hier. C'est ce que font les femmes qui passent par mon programme. Elles ne traitent pas leurs symptômes un par un. Elles changent ce qui les produit.
Demain, on parlera de pourquoi il est si difficile de sortir de cette normalisation. Pourquoi, même quand on sait, on continue à vivre avec.
D'ici là, prends soin de toi.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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