Manger de saison, c'est d'abord bon pour ton corps
« Mange local et de saison, c'est bon pour la planète. »
Tu l'as lu cent fois. Sur les étiquettes, dans les magazines, sur Instagram entre deux recettes de buddha bowl. La saisonnalité, c'est devenu un geste citoyen, un label, presque un devoir moral.
Mais manger de saison, c'est d'abord bon pour toi. Pour ton corps. Pas juste parce que ça fait de toi une consommatrice responsable.
Prends une tomate en février. Elle a été cueillie verte en Espagne ou au Maroc, transportée en camion réfrigéré pendant des jours, puis mûrie sous éthylène dans un entrepôt. Elle est rouge. Elle a une forme de tomate. Mais elle n'a pas grand-chose à t'apporter, elle est même souvent problématique.
Un légume cueilli à maturité a développé ses sucres, ses fibres et concentré ses vitamines dans les bonnes proportions. Ton système digestif sait quoi en faire. Un légume cueilli vert et mûri artificiellement garde des fibres plus dures, des sucres mal développés, et sa teneur en vitamines (C, folates, polyphénols) s'effondre pendant les jours de transport et de stockage. Ton intestin galère, tu ballonnes, tu digères mal. Et tu accuses « les crudités ».
Sauf que ce n'est pas « la tomate » le problème. C'est la manière dont est produite la tomate que tu achètes.
Et il y a un autre truc qu'on oublie. Ton corps en mai n'a pas les mêmes besoins qu'en janvier. En hiver, il te demandait de la densité : des graisses, des racines, des plats mijotés, de la chaleur. Ton métabolisme tournait au ralenti, tes besoins en calories de maintien étaient plus élevés, ton corps cherchait à conserver.
En mai, c'est l'inverse. Les jours rallongent, l'énergie remonte, ton corps réclame de la légèreté, de l'hydratation, des micronutriments frais. Les asperges, les radis, les jeunes pousses, les premières courgettes, les herbes du jardin. Ce n'est pas un hasard si ces aliments arrivent maintenant. Notre horloge biologique et le calendrier des saisons se sont synchronisés pendant des millénaires.
On a juste oublié de l'écouter.
Parce que le supermarché t'offre tout, tout le temps. Des fraises en décembre, des courges butternut en juillet, des avocats du Pérou toute l'année. Marketés « santé », emballés sous plastique, nutritionnellement vides. Tu crois bien faire, c'est frais, c'est végétal, c'est « riche en vitamines ».
Mais ce n'est pas parce que c'est vert et que le packaging dit « riche en vitamines » que ton corps en tire quoi que ce soit d'utile. La densité nutritionnelle, ça dépend aussi de quand l'aliment a été cueilli, comment il a été stocké, et combien de temps il a passé entre le champ et ton assiette.
Tu n'as pas besoin d'un discours sur l'empreinte carbone pour manger local et de saison. Tu as juste besoin de comprendre une chose simple : ton corps sait digérer, assimiler et utiliser ce qui pousse au bon endroit, au bon moment.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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