Non, le keto, ce n'est pas mettre du gras partout
Dès que je prononce le mot keto, je récolte toujours les deux mêmes réactions, et elles sont à l'opposé l'une de l'autre. La première, c'est la grimace : « très peu pour moi, je ne vais pas me mettre à boire de l'huile au goulot et avaler des cuillères de beurre ». La seconde vient de celles et ceux qui s'y sont mis pour de bon, café au beurre le matin, huile, fromage fondu, avocat et purée d'oléagineux partout, persuadé·es que c'est ce gras-là qui va les faire maigrir. Les premiers prennent peur, les seconds en font trop, et au fond, les deux se focalisent sur la même chose : le gras.
Alors mettons les choses au clair, parce que la réalité est plus nuancée que ce que croient les deux camps. Oui, le keto, ça veut dire manger gras. Mais pas SUPER gras. Juste un peu plus de gras que ce qu'on a pris l'habitude d'avaler depuis que les années 80 et la mode du « light » nous ont fait croire que c'était l'ennemi à abattre. On a passé quarante ans à traquer le moindre gramme de matière grasse, à acheter du 0 %, à éplucher le poulet et à culpabiliser devant un avocat. Réintroduire du bon gras, dans des proportions normales, ça n'a rien d'extrême : c'est juste revenir à une assiette qui nourrit.
Parce que ce qui fait vraiment la différence, quand tu réduis les glucides, ce n'est pas la quantité de gras que tu empiles. C'est le sucre que tu retires : le pain, les féculents, tout ce qui fait grimper ta glycémie en flèche. Le gras, lui, accompagne, il rassasie, il rend les repas tenables dans la durée. Mais ce n'est pas en noyant ton assiette d'huile que tu accélères quoi que ce soit, et c'est ce flou sur la dose qui finit par décourager des gens qui étaient pourtant sur le bon chemin.
D'ailleurs, le gras dont tu as besoin, la plupart du temps, il vient déjà avec tes aliments : le jaune de tes œufs, la peau du poulet, un poisson un peu gras, un morceau de bon fromage, l'avocat de ta salade, l'huile d'olive de ta vinaigrette. Tu peux en ajouter un peu, bien sûr, une noix de beurre, un filet d'huile, c'est même souvent ce qui rend le repas vraiment satisfaisant. Mais entre en mettre ce qu'il faut et en mettre partout, il y a un monde.
Donc si l'idée de manger gras te faisait peur, tu peux respirer : il ne s'agit pas de te gaver, juste de remettre le gras à sa juste place, un peu plus que ce que l'époque du light t'a appris. Et si tu en mettais partout en pensant bien faire, tu peux lever le pied sans culpabiliser : tu n'as rien raté, on t'a juste mal expliqué la dose. Le gras n'est pas l'ennemi qu'on t'a vendu dans les années 80, mais ce n'est pas non plus le bouton magique sur lequel appuyer. C'est un allié, à la bonne dose.
Et pendant qu'on se déchire sur le gras, on en oublie l'essentiel. Parce que réduire les glucides, ce n'est que la moitié du chemin. L'autre moitié, celle dont personne ne parle, c'est de remettre dans ton assiette assez d'aliments qui nourrissent pour de vrai, à commencer par les protéines. C'est ça qui réveille un métabolisme endormi : pas la cuillère d'huile en plus, mais une vraie assiette, dense, qui te cale et qui relance la machine. On en reparlera cette semaine.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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