Oui, non, peut-être. Je ne sais pas.
Il y a deux questions qu'on me pose en boucle, depuis des années. La première : « Sophie, est-ce que j'ai le droit de manger ça ? » Tu remplaces « ça » par un aliment, n'importe lequel. La seconde : « C'est quoi la limite de glucides à ne pas dépasser pour perdre du poids ? »
Dans les deux cas, ceux qui les posent attendent une réponse simple. Un oui ou un non. Un chiffre, une limite claire qu'il suffira de respecter.
Et ma réponse honnête, le plus souvent, c'est : oui, non, peut-être. Je ne sais pas.
Ça ressemble à une dérobade. C'est l'inverse, et je vais te le montrer sur deux niveaux.
Premier niveau, la nuance n'est plus de mise dans un monde où tout est polarisé, simplifié, affirmé. Sauf que la nuance permet de comprendre.
Deux chercheurs, Dunning et Kruger, ont décrit le phénomène : plus une personne est compétente dans un domaine, plus elle doute et nuance. Et moins elle l'est, plus elle est sûre d'elle. Ce n'est pas un hasard. Quand on a vraiment creusé un sujet, on a découvert sa complexité, ses exceptions, ses contradictions. Quand on l'a juste survolé, tout paraît simple.
En clair : la personne qui te répond « oui » ou « non » avec un aplomb total est souvent celle qui a le moins gratté le sujet.
Quand je réponds « oui, non, peut-être, je ne sais pas », ce n'est pas que je suis perdue. C'est que je refuse de mentir avec une fausse certitude.
Deuxième niveau, le plus important, et c'est là qu'on entre dans le concret.
On croit que maigrir, c'est une affaire de liste. Les bons aliments d'un côté, les interdits de l'autre. On coche, on décoche, et les kilos s'en vont. Ou alors que c'est une affaire de seuil : sous la limite de glucides je maigris, au-dessus je grossis.
Le corps ne fonctionne pas comme ça. La perte de poids ne se joue pas sur « cet aliment, oui ou non », ni sur le franchissement d'une ligne de glucides. Elle se joue sur l'état du métabolisme.
Et pour toi, ça veut dire trois choses. Est-ce que ton métabolisme tourne encore, ou est-il à l'arrêt après des années de régimes ? Est-ce que ton corps est enflammé en permanence, ou apaisé ? Est-ce que ta glycémie passe ses journées à faire les montagnes russes, ou est-elle stable et tranquille ?
Relancer un métabolisme endormi, faire baisser l'inflammation, stabiliser la glycémie : voilà le vrai terrain de jeu. Un aliment supposément « autorisé », avalé dans un corps enflammé avec un métabolisme endormi ne te fera pas maigrir. Et personne ne décroche le gros lot juste en passant sous une limite magique de glucides.
La question « est-ce que c'est autorisé » est une question simpliste, basée sur une vision polarisée de l'alimentation, le bon, le mauvais, le noir, le blanc, les trucs à volonté, les trucs interdits...
La vraie question est physiologique : est-ce que ma façon de manger, dans son ensemble, relance mon métabolisme, calme l'inflammation et stabilise ma glycémie ?
Ce n'est pas une liste. C'est un système.
Bien sûr, dans ce système, il y a bien des aliments qu'on met de côté, le sucre et les céréales raffinées en première ligne. Mais pas parce qu'ils seraient cochés « interdit » sur une liste tombée du ciel. Parce qu'ils déstabilisent ta glycémie et entretiennent l'inflammation. L'éviction n'est jamais une punition. C'est un moyen au service d'un objectif : un métabolisme qui fonctionne.
Cette semaine, on arrête donc de chercher LE oui, LE non, LE bon chiffre. Parce que ce qui compte, et ce qui marche vraiment, c'est d'être capable de créer le bon système en fonction de son terrain, de son contexte, de ses contraintes.
La prochaine fois que tu te surprends à te demander « est-ce que j'ai le droit de manger ça », change la question. Demande-toi plutôt : « est-ce que ça soutient mon métabolisme, ou est-ce que ça le freine ? » C'est une question bien plus utile. Et c'est une question à laquelle, petit à petit, tu vas savoir répondre toute seule.
Mon « Oui, non, peut-être » n'est pas une dérobade. C'est ce que je réponds quand je préfère t'apprendre à comprendre plutôt que te vendre une certitude qui n'existe pas.
Ça n'est pas confortable, ça t'oblige à réfléchir... mais c'est infiniment plus solide pour la suite.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
📤 Abonne-toi pour recevoir La Quotidienne 👇
Des conseils concrets chaque jour directement dans ta boîte email.
C'est gratuit, et 100 fois plus utile qu'une énième recette de gâteau sans sucre 😋
Pas de spam, pas de partage avec des tiers. Seulement vous et moi.
Discussion des membres