Plus de pain, plus de sucre et rien ne bouge ? đŸ˜€

Le problùme n’est pas dans ce que tu enlùves, mais dans ce que tu mets à la place.
Plus de pain, plus de sucre et rien ne bouge ? đŸ˜€

“Sophie, je ne mange plus de glucides depuis six mois. Est-ce que ton programme peut m’aider ?”

Je reçois cette phrase, ou une variante, au moins trois fois par semaine. Parfois c’est “je fais le keto depuis un an”, parfois c’est “j’ai supprimĂ© le pain, les pĂątes et le sucre mais je ne perds pas”.

Le point commun est toujours le mĂȘme : une femme qui a fait un vrai effort, qui a changĂ© quelque chose de significatif dans son alimentation, et qui ne comprend pas pourquoi ça ne fonctionne pas.

Ma premiĂšre question est toujours la mĂȘme. “D’accord, mais qu’est-ce que tu manges ?”

Et là, en général, il y a un petit silence. Parce que la réponse, quand elle vient, révÚle presque toujours le vrai problÚme.

Ce que j’entends le plus souvent, c’est des journĂ©es qui ressemblent Ă  ça. Un cafĂ© le matin, parfois avec de l’huile de coco ou du beurre dedans. À midi, une salade avec un Ɠuf, un bout de jambon, un demi-avocat et quelques noix. Le soir, un plateau de fromage et de charcuterie devant la tĂ©lĂ© avec des cruditĂ©s. Et entre les repas, une poignĂ©e d’amandes “parce que c’est plus sain”.

Sur le papier, il n’y a quasiment pas de glucides. Mission accomplie, non ?

Non.

Parce que rĂ©duire les glucides, c’est enlever quelque chose. Et enlever ne suffit pas. Ce qui dĂ©termine si ton mĂ©tabolisme va se relancer ou continuer Ă  patiner, c’est ce que tu mets Ă  la place.

Un Ɠuf et un bout de jambon dans une salade, c’est 15 grammes de protĂ©ines. Ton corps en a besoin de 40 Ă  50 Ă  ce repas-lĂ  pour fonctionner correctement. Tu es Ă  un quart de ce qu’il faut. Un demi-avocat et des noix, c’est du bon gras, mais ça ne construit pas de muscle, ça ne relance pas ton mĂ©tabolisme, ça ne te cale pas pour l’aprĂšs-midi. Un plateau fromage-charcuterie le soir, c’est pauvre en glucides, oui. Mais c’est potentiellement inflammatoire et surtout, ce n’est pas un repas structurĂ©. C’est un apĂ©ro.

Et les amandes entre les repas ? 100 grammes d’amandes (et ça part vite quand on grignote sans compter) c’est 600 calories, 50 grammes de lipides et Ă  peine 15 grammes de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales peu biodisponibles. C’est un aliment dense, pas un en-cas anodin.

Ce que je vois chez ces femmes, ce n’est pas un problĂšme de glucides. C’est un problĂšme de structure. Elles ont retirĂ© le mauvais carburant du moteur, et c’est bien. Mais elles n’ont pas fait le plein du bon. Un moteur Ă  vide, ça ne tourne pas mieux qu’un moteur avec le mauvais carburant. Ça ne tourne pas du tout.

Un mĂ©tabolisme qui ne perd pas de poids malgrĂ© la rĂ©duction des glucides, ce n’est pas un mĂ©tabolisme qu’on nourrit trop. C’est un mĂ©tabolisme qu’on nourrit mal. Pas assez de protĂ©ines animales, trop de gras par rapport aux protĂ©ines, des “accessoires” qui prennent la place des vrais repas, et aucun cadre pour structurer tout ça dans la durĂ©e.

C’est prĂ©cisĂ©ment pour ça que l’approche ARGℱ ne se rĂ©sume pas Ă  “rĂ©duire les glucides”. C’est le point de dĂ©part, oui. Mais derriĂšre, il y a une structure. Une assiette avec des proportions claires : la moitiĂ© en protĂ©ines animales, un quart en lĂ©gumes verts, un quart en gras visible. Des quantitĂ©s repĂšres : 200 grammes de viande ou de poisson par repas, pas un Ɠuf perdu dans une salade. Une organisation logistique : des courses bien pensĂ©es, un frigo qui tient la semaine, des automatismes qui Ă©vitent de devoir rĂ©flĂ©chir Ă  chaque repas.

C’est d’ailleurs le sujet du dossier pratique que je viens de mettre en ligne ce mois-ci dans la MĂ©diathĂšque : comment composer concrĂštement une assiette ARG, quelles quantitĂ©s prĂ©voir, comment organiser ses courses et ses repas pour que ça tienne au quotidien. MĂȘme avec un agenda de dingue.

Cette semaine dans La Quotidienne, on va rentrer dans ce concret. On va parler de ce qui cloche vraiment dans l’assiette “keto” classique, des chiffres que personne ne te donne, et de ce qui fait la diffĂ©rence entre rĂ©duire ses glucides et rĂ©ellement soutenir son mĂ©tabolisme.

Parce que tu mĂ©rites mieux qu’un moteur qui tourne Ă  vide.

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