Réapprendre l'attente là où elle ne coûte rien
Si tu veux réapprendre à nager, tu ne commences pas au large par mer agitée.
Pourtant c'est exactement ce qu'on te demande de faire avec l'attente. On te dit de serrer les dents devant le placard à 21h, c'est-à-dire de t'entraîner sur la chose la plus difficile de ta journée, au moment où tu es la plus fatiguée, sans aucune pratique. Et quand ça échoue, tout le monde en conclut que tu n'y arriveras jamais.
Je te propose de t'y prendre autrement. Deux gestes.
Le premier, c'est ton dîner.
Une envie de 21h n'a presque plus de force quand le repas du soir a réellement nourri. Alors avant de te demander comment résister, demande-toi si tu manges assez. Du gras, une vraie source de protéines, des légumes avec de l'huile versée pour de vrai. Une assiette qui rassasie vraiment.
Et cette assiette, mange-la à table, assise, sans écran, pour que ton cerveau l'enregistre. Un repas avalé en même temps qu'autre chose laisse ton corps nourri et ta tête persuadée qu'il ne s'est rien passé. Et une tête qui n'a rien enregistré redemande deux heures plus tard.
Ce premier geste, à lui seul, change la soirée de la plupart des femmes que j'accompagne. Mais il ne remplace pas l'habitude du tout de suite, et c'est là que le second entre en jeu.
Le second, c'est de remettre de petites attentes dans ta journée. Loin de la cuisine.
Le café du matin, bu avant d'ouvrir le téléphone. Le message auquel tu réponds dans une heure plutôt que dans la minute. L'épisode suivant, demain. La commande que tu ne passes pas ce soir. Des attentes minuscules, choisies, qui ne te coûtent rien.
Pourquoi faire ça ? Parce que ton cerveau arrive à 21h avec l'état d'entraînement de ta journée. Si tu n'as rien attendu de toute la journée, l'envie de sucré est la première attente que tu rencontres, et elle prend toute la place. Si tu as attendu trois fois avant, pour des choses sans importance, elle n'est plus qu'une attente de plus. Tu sais déjà ce que ça fait. Tu l'as fait trois fois aujourd'hui.
Aucun de ces gestes ne touche à un aliment, et c'est voulu. On s'entraîne à côté, sur du facile, souvent, jusqu'à ce que la chose difficile ait changé de taille.
Un mot sur ce qui ne marche pas.
Remplacer le produit par sa version allégée, à la même heure, au même endroit, ne change rien. L'heure est là, le tiroir est là, le geste est là. Tu tires le même levier, ton cerveau reçoit la même récompense immédiate, et tu gardes le mécanisme en entier. Ce que tu retires, c'est seulement le sucre, et le sucre n'a jamais été le problème de fond.
Rien de tout ça n'est une privation. Tu ne t'interdis rien, tu choisis deux gestes pour un objectif que tu as toi-même fixé. Et le plus important des deux se passe loin de ton assiette.
L'attente se réapprend comme le reste : sur des choses faciles, souvent. Quand tu reviendras devant le placard, son contenu n'aura pas changé. Toi, si 😜
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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