Si ça a besoin d'une pub, ce n'est pas un aliment.

L'agriculteur, le boucher et le poissonnier ne paient pas de publicité. Il y a une raison. C'est le filtre le plus utile que je connaisse.
Si ça a besoin d'une pub, ce n'est pas un aliment.

Mon nutritionniste m'a dit ça, il y a 20 ans, quand je lui posais des questions sur les aliments à privilégier :

« C'est simple, si un truc a besoin d'une publicité, ce n'est pas un aliment. C'est un produit. »

J'ai mis quelques minutes à mesurer ce qu'il voulait vraiment dire. Une fois compris, ça ne m'a plus jamais quittée.

Un aliment, c'est quelque chose qui existe parce que la nature l'a fait, ou parce qu'un humain l'a cultivé, élevé, pêché. Un œuf. Une carotte. Un filet de cabillaud. Un bout de comté. Une poignée de noix. Une noix de beurre. Une côte de bœuf.

Un produit, c'est quelque chose qui a été conçu par une équipe marketing, formulé par un labo, optimisé par une chaîne logistique, et qui a besoin de te convaincre d'exister. Une boisson "fonctionnelle". Un sachet "détox". Un yaourt "minceur". Une boîte de complément à 47 € qui te promet de faire ce que ton assiette ne fait plus.

Les aliments n'ont pas de service marketing.

Le maraîcher de la rue d'à côté ne fait pas de campagne d'affichage pour te vanter le bêta-carotène de ses carottes. L'artisan boucher ne paie pas Google pour t'expliquer que sa viande contient 26 g de protéines pour 100 g. Le poissonnier de la criée ne te tend pas un flyer sur les oméga-3 de son maquereau. La fromagère de ton marché ne te liste pas les bactéries vivantes de son comté.

Ils n'en ont pas besoin. Le produit, c'est l'aliment. La preuve, c'est le goût et l'effet sur ton corps.

À l'inverse, plus un truc se vante de sa "richesse en", de sa "fonction", de sa "promesse santé", plus c'est suspect.

Ce n'est pas de la malveillance, c'est une logique économique. L'industrie agroalimentaire n'est pas là pour ta santé. Certes, l'industrialisation a permis de faciliter l'accès à la nourriture et de libérer du temps sur la préparation, mais ce n'est pas un service public, hein. Ce sont des entreprises privées qui doivent prospérer, en créant toujours plus de produits, à vendre à toujours plus de gens, pour générer toujours plus d'argent. Elles sont là pour générer des marges et des dividendes pour leurs actionnaires.

C'est exactement pour ça qu'elles dépensent des milliards à te convaincre que tu as besoin de produits que tu n'aurais jamais eu l'idée d'acheter sans publicité.

Le filtre que je t'invite à appliquer, dans n'importe quel supermarché, tient donc en quelques lignes : si ça a besoin d'une pub, tu n'en as pas besoin.

C'est ce que j'applique au quotidien, et ce que je fais appliquer aux personnes qui rejoignent le Programme ARG : recentrer son assiette sur ce qui n'a pas besoin de budget pub. Ce qui se présente sans slogan. Ce qui n'a pas de promesse à tenir parce que ce qu'il fait, il l'a toujours fait. Nourrir. Reconstruire. Soutenir un métabolisme.

Parce qu'avant d'ajouter du cosmétique, du secondaire, il faut construire les fondations 😜

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