Ton cerveau est un b*tard
Ton cerveau est une machine de survie.
Il a été conçu pour te maintenir en vie dans un environnement hostile, à une époque où l’inconnu pouvait te tuer. Et même si aujourd’hui, le plus grand danger que tu croises en changeant ton alimentation c’est de devoir expliquer à ta collègue pourquoi tu ne prends plus de pain à la cantine — ton cerveau, lui, n’a pas eu la mise à jour.
Pour lui, changement = danger potentiel.
Rester dans le connu, même si le connu te fait grossir, te fatigue ou te rend malade, c’est toujours plus « sûr » que l’inconnu. Et il a développé un arsenal redoutable pour te garder exactement là où tu es.
Ça s’appelle les biais cognitifs. Et tu en es bardée.
Le biais du statu quo, celui qui te souffle : « Ça fait 20 ans que tu manges comme ça, ça ne peut pas être si grave. » Il te fait préférer une situation familière et inconfortable à une situation inconnue et potentiellement meilleure. Parce que le familier, ton cerveau sait gérer. L’inconnu, il ne sait pas. Et ce qu’il ne sait pas, il le range dans la case « menace ».
Le biais de confirmation, ton cerveau qui filtre les informations pour ne garder que celles qui confirment ce que tu crois déjà. Tu as essayé de réduire les glucides et tu as eu mal à la tête les premiers jours ? « Tu vois bien que c’est pas fait pour toi. » Le fait que le mal de tête ait disparu au bout de 3 jours et que tu dormais mieux ? Ça, il l’a oublié. Pratique.
L’aversion à la perte, le plus vicieux. Ton cerveau déteste perdre quelque chose qu’il a, bien plus qu’il ne désire obtenir quelque chose qu’il n’a pas. Perdre le pain du matin est vécu comme un deuil. Gagner de l’énergie, mieux dormir, perdre du poids — ça, c’est abstrait, lointain, hypothétique. Résultat : la baguette gagne à chaque fois.
Le biais de gratification immédiate, celui qui fait que le carré de chocolat à 17h est infiniment plus puissant que la promesse d’une taille de jean en moins dans 3 mois. Ton cerveau veut sa dose de dopamine maintenant, pas une récompense vague dans un futur incertain.
Et aussi le biais de projection : tu es convaincue que la difficulté que tu ressens aujourd’hui va durer toujours. Tu galères à te passer de sucre la première semaine, et ton cerveau en conclut que ce sera comme ça pour le reste de ta vie. Que c’est insurmontable. Que tu n’es « pas faite pour ça ».
Spoiler : c’est faux. Mais sur le moment, c’est d’une puissance redoutable.
Le pire dans tout ça ?
Ces biais ne fonctionnent pas en solo. Ils s’empilent, se renforcent, se combinent.
Tu sais ce qui se passe dans la vraie vie ? Tu démarres un changement alimentaire un lundi. Ton cerveau rationnel — celui que j’appelle Albert, comme Albert Einstein — est motivé, il a compris les enjeux, il a planifié les repas.
Arrive mercredi soir. Tu es fatiguée. Le frigo est à moitié vide. Ton cerveau instinctif — que j’appelle Jim, pour Jim Carey — prend les commandes. Et Jim, lui, il active tous les biais en même temps.
Le statu quo : « Les pâtes, ça a toujours marché. »
La gratification immédiate : « T’as besoin de quelque chose de réconfortant, là, maintenant. »
L’aversion à la perte : « En plus tu vas devoir cuisiner un truc que tu ne connais pas, et ça va te prendre du temps que tu n’as pas. »
La projection : « De toute façon, t’as essayé plein de trucs, ça n’a jamais marché. »
Et en 30 secondes, c’est plié. L’eau des pâtes est sur le feu.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un cerveau qui fait exactement ce pour quoi il est programmé : te ramener dans le connu.
La majorité des « programmes » minceur ne travaillent jamais sur ça.
Ils te donnent un plan alimentaire. Des recettes. Une liste de courses. Et ils te disent « applique, et ça va marcher. »
Sauf que si personne ne t’explique que ton cerveau va se battre contre chaque changement, que c’est normal, que ce n’est pas toi qui es défaillante mais un mécanisme de protection ancestral qui fait son travail, et tu finis par abandonner.
Pas parce que le plan était mauvais. Pas parce que tu manquais d’informations.
Mais parce que personne ne t’avait dit que le vrai champ de bataille, ce n’est pas l’assiette — c’est entre tes deux oreilles.
Comprendre son métabolisme ne suffit pas.
Tu peux avoir toutes les connaissances du monde sur l’insuline, la glycémie, les protéines et les graisses. Si tu ne comprends pas pourquoi ton cerveau sabote tes efforts avec une régularité de métronome, tu resteras coincée dans la boucle : je sais → je démarre → je craque → je culpabilise → je recommence lundi.
Briser cette boucle, ça ne passe pas par plus de recettes ou plus de motivation.
Ça passe par la compréhension de ce qui se joue réellement quand tu décides de changer. Et par un accompagnement qui tient compte de cette réalité — pas juste de ce qu’il y a dans ton assiette.
Cette semaine, on va creuser tout ça ensemble.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient au quotidien 💪
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