Ton corps ne prend pas de vacances (même quand toi, si)

Un repas de fête ne dérègle rien. Trois semaines de pilote automatique, c'est une autre histoire.
Ton corps ne prend pas de vacances (même quand toi, si)

Il y a une petite phrase qu'on se dit tous au moment de partir, sans y penser. « Allez, c'est les vacances. » Et juste derrière, une idée qui paraît évidente : on lève le pied, on met tout entre parenthèses, et on rattrapera à la rentrée. Comme si le corps aussi se mettait en veille le temps des congés.

Sauf qu'il ne se met jamais en veille. C'est même la seule chose qui tourne sans interruption, de la première à la dernière minute de tes vacances. Ton insuline continue de monter et de descendre, ton foie de trier, ton corps de stocker ou de déstocker, exactement comme un mardi de novembre. Il n'a pas de bouton congés.

Soyons claires tout de suite, parce que c'est là que tout se joue. La glace en terrasse, le repas de famille qui s'éternise, l'apéro entre amis : ça ne dérègle rien. Un plaisir isolé, ton corps l'encaisse sans broncher. Alors ne laisse personne te culpabiliser pour une glace au mois de juillet.

Ce qui change la donne, ce n'est pas le repas de trop. C'est le mode parenthèse qui s'installe et qui dure. Trois semaines où le petit-déjeuner sucré devient la norme, avec des Pitch dégueu avalés vite fait, où on grignote des chips ramollies parce qu'elles sont là, où chaque repas glisse un peu, jour après jour. Ce n'est plus un plaisir choisi, c'est un pilote automatique qui envoie le même signal en continu. Et un signal maintenu pendant trois semaines, ton corps l'entend très différemment d'un festin d'un soir.

Toute la différence est là. Le problème n'a jamais été le plaisir. C'est l'automatisme qui s'étire et qu'on finit par ne plus voir. On croit s'être lâchée sur les glaces, alors qu'on a surtout arrêté de se choisir pendant vingt jours.

Et c'est une bonne nouvelle. Si le coupable n'est pas le plaisir, tu n'as pas à te priver. Tu peux lever le pied sans couper le moteur. Profiter de ce que tu choisis vraiment, et garder un fil, un seul, pour ne pas partir en pilote automatique. Cette semaine, on va voir comment tenir ce fil sans rien contrôler, pourquoi ton corps réagit à la durée et pas au festin, et comment rentrer sans avoir l'impression de devoir tout rattraper. Parce que tu n'auras rien à rattraper.

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