Ton pancréas fait des heures supp' depuis 5 ans.

N'attends pas qu'il donne sa démission 😅
Ton pancréas fait des heures supp' depuis 5 ans.

Hier, je t'ai raconté comment mes analyses étaient "parfaites" alors que mon corps criait au syndrome métabolique. Aujourd'hui, je vais t'expliquer pourquoi.

Il y a une explication simple au décalage entre les signaux de ton corps et ce que disent tes analyses : ton corps sait parfaitement compenser des variations temporaires.

Ta glycémie peut rester dans les clous pendant des années alors que ton métabolisme part en vrille. Comment ? Parce que ton pancréas prends le relais et fait des heures supp'.

Ton pancréas, c'est l'organe qui produit l'insuline pour faire entrer le glucose dans tes cellules et maintenir ta glycémie stable. Quand tout fonctionne bien, il sécrète juste ce qu'il faut d'insuline après les repas. Ni trop, ni trop peu.

Mais quand tes cellules commencent à résister à l'insuline, notamment sous l'influence des hormones, elles répondent de moins en moins bien au signal.

Alors ton pancréas compense. Il produit plus d'insuline. Deux fois plus. Trois fois plus. Parfois encore davantage. Pendant des années. C'est ce qu'on appelle l'hyperinsulinémie compensatoire.

Tu as peut-être déjà entendu parler de résistance à l'insuline. C'est exactement ça. Mais ce qu'on ne te dit pas toujours, c'est qu'au début, ta glycémie reste normale. Parce que ton pancréas tient le coup. Il tient. Il force. Il surcompense.

Et pendant tout ce temps, tu vis avec :
→ Des fringales incontrôlables 2h après avoir mangé
→ Une fatigue qui tombe d'un coup en milieu d'après-midi
→ Des kilos qui s'installent autour du ventre
→ Un sommeil pourri
→ Un brouillard mental qui rend tout plus difficile

Mais tes analyses ? Nickel.

Ta glycémie à jeun ? Dans les normes.
Ton hémoglobine glyquée ? Rien à signaler.
Ton cholestérol ? Acceptable.

Et ton médecin te dit que tout va bien.
Sauf que non. Ton corps, lui, te dit exactement le contraire.

Parce que cette hyperinsulinémie chronique fait des dégâts. Elle favorise le stockage des graisses, entretient l'inflammation, perturbe les hormones, fatigue le foie. Elle te fait grossir, te rend irritable, te vole ton énergie.

Et pendant ce temps, ton pancréas continue de forcer. Jusqu'au jour où il ne peut plus. C'est là que les analyses commencent à bouger, et qu'on se retrouve à 55 ans avec un prédiabète, voire un vrai bon diabète de type 2.

Parce qu'en vieillissant, le corps a de plus en plus de mal à compenser.

La glycémie monte un peu. Le HbA1c grimpe. Les triglycérides s'envolent. Et là, tout d'un coup, le médecin s'affole. Sauf que le problème ne commence pas là. Il est déjà installé depuis des années.

Les analyses standard ne détectent que la décompensation. Le moment où le système a déjà lâché. Où le pancréas a déjà donné sa démission. Mais cette décompensation, c'est juste la conséquence tardive d'années de déséquilibre que personne n'a vu venir – parce que personne ne regardait au bon endroit.

Pourtant, ton corps te parle déjà. Par tes symptômes. Par ton poids. Par ton énergie. Par ton sommeil.

Mais comme tes analyses sont "normales", personne ne s'inquiète, pas même toi. Tu attends. Tu continues à manger pareil. Tu as commences à chercher ailleurs. Tu te dis que tu dois faire du sport. Tu accuses ton âge, ton stress, ta génétique, tes hormones, ton manque de volonté.

Et pendant ce temps, ton pancréas se démène comme un beau diable.

La fatigue, les fringales, le ventre qui gonfle, le poids qui grimpe, le sommeil qui se casse, ce sont des signaux, et tu peux déjà agir. Tu peux alléger la charge sur ton pancréas. Tu peux retrouver une sensibilité à l'insuline correcte. Tu peux inverser la tendance.

Pas avec des pilules. Avec ton assiette.

En réduisant l'apport en glucides qui maintient ton insuline haute toute la journée. En laissant ton corps respirer entre les repas. En mangeant de vraies protéines et de bons gras qui nourrissent vraiment. En dormant assez. En bougeant régulièrement.

Rien de révolutionnaire. Juste de la physiologie de base.

Ton métabolisme n'a pas besoin d'être "choqué". Il a besoin d'être soutenu, rassuré, accompagné. De retrouver un rythme qui ne le met pas en surrégime permanent.

Et quand tu fais ça, les symptômes disparaissent. Parce que tu arrêtes de forcer ton pancréas. Tu lui donnes une chance de souffler. Histoire qu'il n'ait jamais besoin de posser sa démission 😅

C'est ça, l'intelligence du corps. Il ne ment pas. Il compense. Et quand tu arrêtes de le malmener, il se remet à fonctionner. Arrête d'ignorer les signaux que ton corps t'envoie. Ce ne sont pas des caprices. Ce sont des signaux d'alerte. Et tu peux agir maintenant.

À demain,
Sophie 💜

💜
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