Tu as tiré quelles cartes à la grande loterie métabolique ?

Tout le monde est différent... Une alimentation unique ne peut donc pas fonctionner pour tout le monde !
Tu as tiré quelles cartes à la grande loterie métabolique ?

Je vois régulièrement passer des publications visant à dédouaner les glucides, affirmant que les glucides sont essentiels, qu'ils ne sont pas la cause de la prise de poids... Dernièrement, j'ai vu une influenceuse fitness de 25 ans renforcer son propos en affirmant qu'elle mange 200 g de pâtes par jour sans grossir. C'est surement vrai, et c'est tant mieux pour elle.

Mais ça ne change rien au fait que lorsqu'on a un métabolisme qui a tendance à stocker, réduire les glucides est la première intervention nutritionnelle à opérer pour calmer l'emballement de la machine.

Parce qu'effectivement, ce qui fait stocker ou non, ce n'est jamais l'aliment lui-même. C'est ce que ton corps en fait. Les mêmes 200 g de pâtes sont du carburant pour un corps et un problème pour un autre. Ce que tu manges compte, bien sûr. Mais c'est la réponse de ton corps qui décide du résultat.

À 25 ans, avec des muscles entraînés qui réclament du glucose en permanence, son corps brûle ces pâtes. Le tien, après des années de régimes et une insuline fatiguée, les stocke. Même assiette, deux corps, deux verdicts.

Cette réponse, tu ne l'as pas choisie, et tu ne la maîtrise pas vraiment : c'est une sorte de grande loterie métabolique, dans laquelle on tire des numéros qui vont nous permettre, ou pas, de remporter le gros lot.

À la naissance, tu tires un premier numéro : tes gènes, ta façon naturelle de gérer le sucre.

Mais ce numéro tiré à ta naissance n'est qu'une infime partie de l'histoire. Le reste de ta programmation métabolique s'est construit avec le temps.

Par l'environnement, d'abord : les toxines auxquelles tu as été exposé·e, les médicaments que tu as pris, l'alimentation que tes parents t'ont donné·e, même l'endroit où tu vis.

Par tes comportements, ensuite : des années de régimes restrictifs ont peut-être appris à ton corps à tourner au ralenti. Ta sensibilité à l'insuline s'est usée ou préservée selon ta façon de manger. Ton métabolisme a subi le stress d'entrainements trop intensifs ou au contraire, d'une activité insuffisante. Ton rythme circadien a pu se déréguler, et ton cortisol aussi, à force de nuits trop courtes ou d'horaires décalés.

Par ta simple physiologie, enfin. Tes hormones ne parlent pas le même langage à 25, 40 ou 50 ans, ton corps ne réagit pas pareil en début ou en fin de cycle, ni même en début et en fin de journée!

Prendre du poids ou pas n'est pas qu'une affaire de choix et de discipline, c'est avant tout une programmation, en partie héritée, en partie construite.

La conséquence de cette différence est simple : si chaque corps est programmé différemment, les mêmes règles ne peuvent pas convenir à tout le monde. Une alimentation qui fonctionne est forcément individualisée (et je ne te parle même pas de la prise en compte de ton organisation au quotidien et de ta relation à la nourriture, qui vient encore changer la donne !).

Et ça vaut aussi pour les alimentations réduites en glucides.

Réduire les glucides, c'est le premier levier de l'optimisation métabolique, le plus puissant. Mais ce n'est pas le seul, loin de là. Réduire l'inflammation de bas grade, relancer ton métabolisme, réguler ton cortisol, ça ne passe pas par des 'macros magiques universelles', des 'plans de repas type', des 'recettes keto'.

Ca passe par une compréhension fine de ton métabolisme et de la manière dont il traite les aliments. Histoire de comprendre pourquoi TOI, tu ne peux pas manger 200g de pâtes par jour, au lieu de t'obstiner à suivre des conseils qui ne sont pas faits pour toi 😜

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