Tu n'as pas besoin d'une app đŸ“±

Ton corps te parle déjà.
Tu n'as pas besoin d'une app đŸ“±

L’autre jour, une toute nouvelle participante du Programme ARG m’interroge :
« Sophie, comment on lutte contre la dĂ©shydratation ? J’ai l’impression de boire suffisamment mais je suis dĂ©shydratĂ©e. »

Il arrive effectivement qu’en rĂ©duisant les glucides, on passe par une phase transitoire pendant laquelle les reins se remettent Ă  fonctionner normalement, enfin libĂ©rĂ©s de l’influence de l’insuline qui entretient la rĂ©tention d’eau.
Mais j’ai conçu le Programme ARG pour qu’il soit progressif et limite ces effets, qui apparaissent gĂ©nĂ©ralement aprĂšs une dizaine de jours.
Je l’interroge donc sur les symptĂŽmes, un peu Ă©tonnĂ©e qu’elle les ressente dĂ©jĂ .

Elle me répond :
« Ah non, je n’ai aucun symptĂŽme, c’est ma balance connectĂ©e qui le dit. »

Je suis restée sans voix.

Entendons-nous bien : j’aime les outils de mesure.
Je recommande Ă  mes clientes de se peser tous les jours pour observer l’influence du cycle, de l’activitĂ© physique, du manque de sommeil, du stress ou de l’inflammation sur leur courbe de poids.
Je trouve trÚs utiles les montres qui mesurent les pas, le rythme cardiaque ou la qualité du sommeil.
Mais tous ces outils ne font qu’estimer, jamais diagnostiquer.

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Quand ta montre t’annonce 9 000 pas, elle fait un calcul statistique.
Le lendemain, si elle t’affiche 12 000, tu sais que tu as plus bougé — mais une autre montre donnerait un autre chiffre.
Idem pour la balance connectĂ©e : ses taux de masse grasse, de muscle ou d’hydratation ne sont que des estimations Ă  partir d’impĂ©dances Ă©lectriques, pas une analyse rĂ©elle.
Ce sont des tendances, pas des vérités.

Cette vidĂ©o l’explique trĂšs bien :

Tous ces outils sont des aides intĂ©ressantes, mais ils n’ont aucun sens sans ton ressenti.

Comme le disait souvent mon mĂ©decin — aujourd’hui Ă  la retraite, Ă  mon grand dĂ©sespoir — :
« Vous vous sentez bien ? Vous n’ĂȘtes pas malade. »

On n’est pas dĂ©shydratĂ©e parce qu’une balance le dit.
Ni intolĂ©rante Ă  un aliment parce qu’une analyse Ă  plusieurs centaines d’euros le suggĂšre.
Ni insomniaque parce qu’une montre a dĂ©cidĂ© que ton sommeil profond Ă©tait insuffisant.

À l’ùre oĂč la technologie et l’intelligence artificielle colonisent notre santĂ©, on oublie l’essentiel : la lecture du corps.
Un corps, lui, ne ment pas. Il ne score pas, il signale.
Et ces signaux, c’est ton vrai tableau clinique.

Un mĂ©tabolisme qui dysfonctionne n’a pas besoin d’une application pour le dire : il le montre. Par la fatigue persistante, les fringales, la nervositĂ©, le sommeil fragmentĂ©, la digestion lente, la pensĂ©e brumeuse.
Ces donnĂ©es-lĂ  ne s’exportent pas en CSV, mais elles sont les plus fiables qui soient.

Notre Ă©poque aime les chiffres parce qu’ils rassurent.
Mais un chiffre sans contexte, sans observation, sans ressenti, ne vaut rien.
Apprendre Ă  Ă©couter son corps, Ă  relier ses sensations Ă  ses comportements, Ă  ses repas, Ă  ses nuits, c’est retrouver la seule donnĂ©e qui compte vraiment : la cohĂ©rence interne.

Parce qu’avant de chercher Ă  amĂ©liorer son corps, il faut d’abord rĂ©apprendre Ă  l’écouter.

A demain,
Sophie 💜

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