Tu n'as pas un problème de volonté. Tu as un problème d'information.
Pendant des décennies, on a dit aux femmes de manger moins.
Moins de gras. Moins de viande. Moins de quantité. Des yaourts à 0%. Des barres à 90 calories. Des assiettes ridicules. Et surtout, surtout : ne te ressers pas.
Pendant ce temps, les hommes mangeaient. Se resservaient. Commandaient ce qu'ils voulaient. Personne ne leur demandait s'ils étaient sûrs de vouloir du fromage.
Ce n'est pas un accident. C'est culturel. Et ça a aussi influencé la recherche et les recommandations nutritionnelles.
En 1993, les États-Unis ont dû voter une loi pour obliger les chercheurs à inclure des femmes dans les essais cliniques. 1993. Avant ça, la grande majorité des études en nutrition portait sur des hommes jeunes et en bonne santé. Trop compliqué, les cycles. Trop de variables. Plus simple de prendre des mecs de 25 ans.
Les "2000 calories par jour" ? Un homme moyen. Les apports recommandés en protéines ? Des cohortes masculines. Les études sur le jeûne intermittent qui t'expliquent que c'est formidable ? Des hommes, alors qu'on sait aujourd'hui que le jeûne prolongé peut bousiller l'axe hormonal féminin.
Résultat : on t'a filé un mode d'emploi écrit pour quelqu'un d'autre. Et quand ça n'a pas marché, au lieu de remettre en question le mode d'emploi, on t'a dit que c'était toi le problème. Pas assez de volonté. Trop gourmande. "T'as qu'à te bouger."
Sauf qu'une femme qui a faim après un déjeuner à 300 calories, ce n'est pas une femme faible. C'est une femme dont le corps fait son boulot.
Une femme qui veut de la viande, du gras, une vraie assiette, ce n'est pas une femme qui "se laisse aller". C'est une femme qui entend ce que son corps lui demande.
Et une femme qui reprend du poids après un énième régime à 1200 calories n'a pas "échoué". Son métabolisme a fait exactement ce qu'il fait quand on le sous-alimente : il a ralenti, il a stocké, il s'est protégé. C'est de la biologie, pas un défaut de caractère.
Le vrai problème, il n'a jamais été dans ton assiette. Il est dans tout ce qu'on t'a raconté sur ton assiette.
On t'a appris à manger le moins possible, le plus discrètement possible. On t'a valorisée quand tu étais fine, douce, fragile. On t'a dit que le muscle, "ça fait pas féminin". Que les grosses portions, c'est pour les hommes. Qu'une femme qui mange bien, c'est une femme qui mange peu.
C'est faux. Une femme qui mange bien, c'est une femme qui mange assez. Assez de protéines pour construire du muscle et le garder. Assez de gras pour que ses hormones fonctionnent. Assez tout court pour que son corps arrête de réclamer n'importe quoi à 17h. Et le muscle, c'est justement ce qui te rend solide, autonome, résistante. C'est ce qui te protège de la sarcopénie, de l'ostéoporose, de la fragilité.
Tu n'es pas fragile. On t'a fragilisée. En te sous-nourrissant. En te sous-informant. En te faisant croire que le problème, c'était toi.
Se servir en premier. Prendre la grosse portion. Commander l'entrecôte. Mettre 130 grammes de protéines dans sa journée sans demander la permission à personne. C'est pas de la gourmandise. C'est de la force.
Tu n'as pas besoin de plus de volonté. Tu as besoin de meilleures informations et d'une assiette qui honore les besoins de ton métabolisme.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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