Tu n'es pas obsédée. Tu es juste consciente.
"Tu veux pas un bout de gâteau ?"
"Non merci, j'ai ce qu'il me faut."
"Oh allez, un petit bout, ça va pas te tuer."
"Non, vraiment. Merci"
"T'es pas un peu obsédée, là ?"
Tu l'as déjà vécu, ce dialogue. Au bureau, en famille, chez des amis. Tu refuses poliment un truc qui ne te convient pas, et en trois secondes, t'es passée de "quelqu'un qui sait ce qu'elle veut" à "quelqu'un qui a un problème avec la bouffe."
C'est pas anodin. C'est un mécanisme psychologique qui a un nom.
Le biais de normalité. Si tout le monde autour de la table mange du gâteau sans y réfléchir, celui qui réfléchit devient l'anomalie. Pas parce qu'il fait quelque chose de mal mais parce qu'il fait quelque chose de différent. Et le cerveau humain déteste la différence. Elle le dérange. Elle l'oblige à se poser des questions qu'il n'a pas envie de se poser.
Ta collègue qui te dit "tu penses trop à la bouffe" ne fait pas un diagnostic médical. Elle exprime un inconfort. Le sien. En refusant le gâteau, tu lui renvoies un miroir qu'elle n'a pas demandé. Et c'est plus confortable de décider que TU as un problème que de se demander si elle, elle devrait peut-être y réfléchir aussi.
C'est le deuxième mécanisme en jeu : la projection. "T'es obsédée" veut souvent dire "ta discipline me met face à ma propre négligence, et ça me dérange."
Mais le plus vicieux, c'est le troisième.
La confusion entre contrôle et conscience.
Dans notre culture, "faire attention à ce qu'on mange" est automatiquement associé à la restriction. Au contrôle. À la souffrance. Parce que pendant des décennies, c'est exactement ce qu'on a vendu aux femmes : des régimes, des interdictions, des calories à compter, des aliments "autorisés" et "interdits". Toute une industrie construite sur l'idée que la seule façon de gérer son poids, c'est de se priver.
Résultat : quand quelqu'un dit "je fais attention", le cerveau collectif entend "je me prive", "je souffre", "je suis dans le contrôle". Et donc forcément, si tu "fais attention" depuis longtemps sans avoir l'air de souffrir, c'est que tu es obsédée. Parce que dans leur logique, faire attention = souffrir. Et si tu souffres pas, c'est que c'est encore pire : t'aimes ça.
Sauf que la conscience alimentaire, ça n'a RIEN à voir avec la restriction.
Restreindre, c'est : compter ses calories, s'interdire des aliments, compenser un "écart" par un jeûne, se punir d'avoir mangé un truc "interdit". C'est une guerre contre soi-même.
Conscientiser, c'est : savoir ce qui te convient, anticiper tes repas, choisir en connaissance de cause, manger à ta faim sans culpabilité. C'est une alliance avec toi-même.
L'une t'épuise. L'autre te libère.
La femme qui refuse le gâteau parce qu'elle sait que le sucre la fera crasher dans deux heures n'est pas obsédée. Elle est informée. Elle a compris comment son corps fonctionne, et elle agit en conséquence. Exactement comme quelqu'un qui met sa ceinture en voiture : personne ne le traite de "parano de la route".
Et c'est peut-être ça le vrai sujet. On vit dans un monde où prendre soin de ce qu'on mange dérange plus que de ne pas y penser du tout. Où s'informer est suspect. Où choisir est perçu comme rigide.
Obsédée, toi ? Non. Tu es juste quelqu'un qui a décidé de ne plus subir. De choisir au lieu d'attraper ce qui passe. De penser au lieu d'improviser. Et si ça dérange, c'est leur problème. Pas le tien.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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