Je nuance tout, sauf trois choses
« Ça dépend. »
Demande-moi si le fromage blanc fait un bon goûter, si le jeûne c'est bien, si tu peux manger un fruit le soir. Tu auras « ça dépend ». Oui, non, peut-être. C'est ma réponse par défaut depuis des années, et je la revendique : les corps ne se ressemblent pas, les historiques encore moins, et une règle qui marche très bien pour ta voisine peut te bloquer six mois.
Sauf que voilà…
Il y a quelques jours, j'ai lu la newsletter d'une connaissance, Grégory Pouy, qui fait des podcasts et qui me fait souvent grandir dans mes convictions. Il écrivait que réclamer de la nuance, c'est souvent « le geste le moins coûteux du monde ». Dire que c'est plus compliqué que ça, ça ne t'engage nulle part, ça ne te met jamais en position d'avoir tort, et ça te donne l'air de quelqu'un qui réfléchit.
Et il pose une distinction que je trouve d'une justesse redoutable. Il y a la précision, et il y a la pondération. La précision sépare deux choses qu'on confond. La pondération arrondit un jugement pour ne fâcher personne. De loin, ça se ressemble. De près, rien à voir.
Quand je t'explique qu'un comté de vingt-quatre mois n'a plus grand-chose à voir avec un verre de lait, je fais de la précision. Je distingue deux objets qu'on avait collés ensemble sous une étiquette. C'est utile, et c'est même tout mon métier.
Et quand je réponds « ça dépend », je fais exactement la même chose. Je refuse de te donner une réponse unique là où il y en a cinq, parce qu'une réponse unique serait fausse pour la plupart de celles qui la lisent. Ça n'a rien d'un arrondi.
Sauf que de l'extérieur, les deux ont la même tête. Mon refus de trancher au hasard ressemble trait pour trait au confort de celui qui ne veut pas se mouiller. Et pendant ce temps, tu es toujours perdue devant ton frigo.
Et le pire, c'est ce qui occupe la place pendant ce temps-là. Parce que le silence des gens prudents ne reste pas vide très longtemps. Il se remplit avec des gens d'un aplomb magnifique qui ont un chiffre, un protocole et une liste d'aliments autorisés. Ils se trompent une fois sur deux. Mais ils répondent. Et une réponse fausse bat toujours un « ça dépend » quand il est dix-sept heures et que tu as la tête dans le placard.
Bref. Que ma prudence soit honnête ou non, ce n'est pas moi qui la paie.
Alors je pose mes cartes. Pas des règles, je n'en donne pas, tu commences à me connaître. Trois choses sur lesquelles je ne bouge pas d'un millimètre, et que je défends bille en tête.
Un. On mange beaucoup trop de sucres ajoutés. Celui qui était un ingrédient de gâteau du dimanche se retrouve aujourd'hui partout, dans le jambon, la sauce tomate, le pain de mie, les yaourts aux fruits, la vinaigrette allégée…
Deux. La transformation des aliments abîme ta santé métabolique. Et je ne parle pas de la malbouffe, tout le monde est d'accord là-dessus, c'est confortable. Je parle des pains complets, des pâtes complètes, des steaks végétaux, des tranches de dinde sous vide qu'on te vend comme « healthy ».
Trois. Les protéines animales sont mieux assimilées et plus complètes que les végétales, et elles viennent avec des gras que ton corps ne sait quasiment pas fabriquer tout seul.
Aucune de ces trois phrases n'est confortable à écrire. Je sais déjà que je vais recevoir des réponses outrées sur la troisième, mais ce sont mes convictions, et je les défendrai.
Sur le reste, je continuerai à te répondre que ça dépend. Et à t'expliquer pourquoi.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
📤 Abonne-toi pour recevoir La Quotidienne 👇
Des conseils concrets chaque jour directement dans ta boîte email.
C'est gratuit, et 100 fois plus utile qu'une énième recette de gâteau sans sucre 😋
Pas de spam, pas de partage avec des tiers. Seulement vous et moi.
Discussion des membres