Les trois choses que je regarde avant la balance
« Est-ce que tu pourras encore manger comme ça dans trois ans ? »
Dit comme ça, c'est une belle question, mais personne ne lit l'avenir. Heureusement, il n'y en a pas besoin. Une façon de manger annonce très tôt si elle va durer, par trois signes que tu peux constater toi-même, dès les premiers jours.
Le premier : ta faim entre les repas.
Je ne parle pas d'avoir faim en arrivant à table, ça, c'est le fonctionnement normal. Je parle des heures entre deux repas. Est-ce que tu les passes tranquille, ou est-ce que tu les passes à attendre ?
Une matinée où tu regardes l'heure à 10h30, puis à 11h, puis à 11h20. Une soirée où tu tournes autour de la cuisine. Si ta journée est occupée par la prochaine fois où tu auras le droit de manger, tu connais déjà la fin de l'histoire. On en a parlé mercredi : cette faim-là ne se calme pas avec le temps, elle grossit.
À l'inverse, quand tu oublies de penser à manger pendant quatre ou cinq heures, tu tiens quelque chose de solide. Ça, ça peut durer des années.
Le deuxième : ton état à 16h.
C'est l'heure de vérité, bien plus que le matin de la pesée. À 16h, ton déjeuner est digéré et ton corps te dit ce qu'il en a pensé.
Tu as les idées claires, tu avances, tu n'as besoin de rien ? Très bon signe. Tu piques du nez sur ton écran, tu as froid, tu cherches un café ou « un petit quelque chose » ? Ton assiette de midi ne t'a pas donné de quoi vivre ta journée, quoi que dise la balance.
Une méthode qui te fait perdre en te laissant à plat l'après-midi te demande de payer chaque kilo en énergie. Personne n'accepte ce tarif-là longtemps, et c'est tant mieux.
Le troisième : le mardi soir ordinaire.
Toutes les méthodes fonctionnent le dimanche, quand tu as le temps, les courses faites et le moral. Le vrai examen, c'est le mardi soir. Tu rentres tard, tu es fatiguée, le frigo est à moitié vide et quelqu'un te demande ce qu'on mange.
Est-ce que ta façon de manger survit à ça ? Est-ce qu'il te faut une balance, une appli, un ingrédient introuvable, une recette en douze étapes ? Ou est-ce que tu peux te débrouiller avec ce qu'il y a, des œufs, un reste de poulet, des légumes, sans avoir l'impression de tricher ?
Même question à la table des autres. Chez ta mère, au restaurant avec les collègues, en vacances. Si tu dois apporter ta barquette ou t'excuser de ce que tu commandes, la méthode ne tient que dans ta cuisine. Et ta vie ne se passe pas que dans ta cuisine.
Voilà mes trois repères. La faim entre les repas, l'énergie de l'après-midi, le mardi soir.
Tu remarques ce qui n'y figure pas ? Le poids. Je ne dis pas qu'il ne compte pas, tu es là pour ça et je ne vais pas faire semblant du contraire. Mais c'est le dernier à parler, et le moins fiable sur la durée : on l'a vu lundi, il descend avec à peu près n'importe quoi pendant quelques semaines.
Les trois autres ne mentent pas. Ils te disent dès maintenant si tu es en train d'installer quelque chose ou de traverser une épreuve de plus.
Et ils ont un avantage que la balance n'aura jamais : ils se lisent en mangeant, pas en se privant. Ce qui les fait passer au vert, c'est une assiette qui nourrit vraiment, avec de quoi caler et de quoi tenir l'après-midi.
Une façon de manger qui passe ces trois examens-là n'a pas besoin qu'on la « tienne ». Elle tient toute seule.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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