« Pour une ex végétarienne, cela semble paradoxal »
Stephanie m'a envoyé son témoignage en février 2025. Il commence comme beaucoup d'autres : « J'ai longtemps souffert de migraines chroniques, de problèmes de digestion… ».
Et puis, au détour d'une phrase, il y a cette parenthèse. Elle explique ce qu'elle a changé dans ses habitudes, et elle précise : « en mangeant bcp plus de viande, pour une ex végétarienne, cela semble paradoxal !! ».
Deux points d'exclamation. Elle sait très bien l'effet que ça va faire à celle qui la lit.
Parce que dans la tête de presque tout le monde, le chemin de la santé ne va que dans un sens. Plus de légumes, plus de graines, plus de légumineuses, moins d'animal. Plus c'est végétal, plus c'est vertueux. Une végétarienne, dans ce classement-là, elle est déjà tout en haut. Elle a fait le travail. Elle n'a plus rien à prouver à personne.
Et pourtant. Les migraines. Le ventre. Et, elle le raconte un peu plus loin, tous les régimes amaigrissants possibles et imaginables, testés les uns après les autres.
Alors elle a fait une chose que personne ne lui avait demandée : regarder ce qui se passait vraiment. Elle a noté. Elle a observé. Elle a fait, ce sont ses mots, des « découvertes » sur son corps.
Et ces découvertes l'ont menée à l'opposé exact de ce qu'on lui avait appris : remettre de la viande dans son assiette. Beaucoup.
La suite, je te la donne telle qu'elle me l'a écrite. Les migraines ? Elles ont « pratiquement disparu ». La digestion ? « fini les ballonnements et les douleurs ». Le sommeil est revenu, l'énergie aussi, et le coup de fatigue du début d'après-midi s'est envolé. Quant aux kilos perdus au passage, elle les appelle « un bonus appréciable ».
Maintenant, je vais te dire ce que cette histoire ne dit pas.
Elle ne dit pas que les légumes rendaient Stephanie malade. Elle ne l'a jamais écrit, et je ne vais pas le lui faire dire. Elle ne dit pas non plus que tout le monde devrait manger comme elle mange aujourd'hui.
Ce qu'elle dit est plus dérangeant, et beaucoup plus intéressant : l'assiette la plus « saine » sur le papier ne lui convenait pas. Et il lui a fallu des années pour le voir, parce que personne ne soupçonne une assiette pleine de végétaux.
Quand ça ne va pas, on cherche partout ailleurs. Le stress, les hormones, l'âge, la génétique, le manque de volonté (celui-là, on le garde toujours sous le coude). Jamais l'assiette dont on est fière.
C'est là que le mot « sain » fait des dégâts. Il fait mieux que protéger un aliment de la critique : il le met hors de soupçon. Tu peux avoir le ventre tendu tous les jours après des repas irréprochables, la conclusion tombera toujours du même côté. Il faut manger encore plus sain. Encore plus de vert. Encore plus de cru.
Et on recommence. Avec la même assiette, en plus grand.
Sauf que ton ventre, lui, n'a lu aucune recommandation. Les ballonnements, les douleurs après le repas, le coup de barre de 14h, ce sont des informations. Elles racontent ce qui se passe après, une fois l'assiette avalée. Et ce récit-là en dit bien plus long que la réputation de ce qu'il y avait dedans.
Stephanie a écouté ce récit au lieu d'écouter la réputation. Elle a trouvé ce qui lui convenait à elle, même si ça ressemblait à un retour en arrière, même si ça allait contre tout ce qu'on lui avait présenté comme le bon chemin.
Un aliment peut être sain et ne pas te convenir.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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