Raconte-moi ta journée, je te dirai à quelle heure tu craques
« Je craque tous les jours vers 18h30. »
Quand on me dit ça en coaching, généralement, je demande qu'on me raconte la journée. Depuis la veille au soir.
Et la plupart du temps, ça donne à peu près ça.
Une nuit pas terrible, cinq heures et des poussières, parce que la tête a tourné vers 2h du matin. Pas faim au réveil (comme tous les matins, d'ailleurs). Un café noir avalé debout en cherchant ses clés, et c'est tout. Pas de tartines, pas de céréales, rien de sucré… et même un petit sentiment de fierté.
À 10h30, un deuxième café. Toujours rien dans l'estomac.
À midi, une salade au bureau. Des crudités, un choïa de quinoa, une vinaigrette allégée, un yaourt à 0% pour finir. Sur le papier, rien à reprendre. La collègue d'en face trouve même ça très sérieux.
À 15h, la réunion qui part en vrille. Le client mécontent, le ton qui monte, le message qu'on n'avait pas besoin de recevoir. On serre les dents.
Vers 16h, le coup de barre. Tête lourde, concentration en miettes… On met ça sur le compte de la réunion.
Et à 18h30, la cuisine. Le paquet de biscuits des enfants, ouvert, qu'on attaque en pensant « juste un ». La moitié du paquet, engloutie, debout. Et l'impression de manquer de volonté, avec le jugement et la culpabilité qui l'accompagnent.
Sauf que si tu reprends cette journée, tu comprends bien vite où est le problème.
Toute la journée, elle a pris des décisions que tout le monde trouverait raisonnables. Ne pas manger sans faim. Éviter le sucre le matin. Déjeuner léger. Garder son calme en réunion. Si tu lui avais demandé à 16h comment se passait sa journée, elle t'aurait répondu que ça allait plutôt bien.
Le problème, c'est que chacune de ces décisions a retiré une protection.
La nuit courte a monté le son de la faim pour toute la journée. Le café seul a laissé la matinée à vide (et ce « pas faim » du matin n'a rien d'une bonne nouvelle, c'est souvent le cortisol qui parle). La salade n'avait rien pour tenir l'après-midi. Et la réunion est arrivée au pire moment, sur un corps qui n'avait plus de réserves.
À 18h30, il ne restait plus aucune barrière entre elle et le paquet de biscuits.
C'est pour ça que je lis une fringale à l'envers. On part de 18h30, et on remonte, brique par brique, jusqu'à trouver la première. Chez elle, elle était posée à 2h du matin. Chez toi, elle est peut-être à midi. Ou au réveil.
Mais devant le placard, presque jamais.
Elle cherchait sa faute à 18h30… elle était étalée sur toute la journée 😉
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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