Serrer la vis, l'alerte de trop
La scène est connue. Ça fait trois semaines que tu fais des efforts, et le chiffre ne bouge pas. Pire : il remonte d'un kilo. Alors tu fais ce que n'importe qui ferait. Tu serres la vis.
Tu sautes le petit-déjeuner, puisque tu n'as pas faim de toute façon. Tu allèges encore le dîner. Tu ajoutes une séance de cardio, deux même, et tu te couches plus tard pour les caser. Sur le papier, c'est imparable : moins d'entrées, plus de sorties.
Sauf que ton corps ne lit pas le papier.
Rappelle-toi ce qui se passe quand un corps freine. Il ne fait pas un caprice. Il a reçu, jour après jour, des signaux qui ressemblent à un danger : des nuits trop courtes, une tension qui ne redescend pas, des repas trop maigres ou trop irréguliers. Et face au danger, il fait ce pour quoi il est programmé depuis toujours : il garde ses réserves.
Maintenant, regarde ce que tu lui envoies quand tu serres la vis. Encore moins de nourriture. Un effort intense de plus, alors qu'il récupère déjà mal. Une nuit raccourcie. Et une bonne dose de stress, parce que tu surveilles tout, tu culpabilises de tout, tu te pèses tous les matins.
Pour lui, c'est une alerte de plus. Une confirmation que la période est dure et qu'il a bien raison d'économiser. Le cortisol reste haut. La thyroïde garde le pied sur le frein. La faim, elle, finit par revenir plus fort, souvent le soir, souvent sur le sucré.
Et tu te retrouves dans la pire des situations : plus d'efforts, plus de fatigue, plus de fringales… et toujours le même chiffre. Avec, en prime, la conviction que le problème vient de toi.
Le déclic, c'est d'inverser la question. Tant que ton corps est en mode protection, la priorité n'est pas de lui en demander plus. La priorité, c'est de le rassurer.
Rassurer un corps, ça veut dire lui envoyer des signaux de sécurité, et les lui envoyer souvent. Des repas complets, qui tiennent au ventre, à des heures prévisibles. Assez de protéines et de bon gras pour qu'il ne se sente plus en pénurie. Des nuits qui redeviennent des nuits. Un mouvement régulier plutôt qu'un effort qui l'épuise. Des moments, même courts, où la pression redescend vraiment.
C'est contre-intuitif, je sais. On a toutes appris que pour obtenir un résultat, il fallait en faire plus. Et là, je te dis de commencer par en faire autrement.
Mais c'est la seule logique qui tienne avec un corps qui se protège. Une alarme se calme quand ce qui la déclenche disparaît.
Stabiliser d'abord. Le reste suit.
Bonjour, je m'appelle Sophie Gironi 👋
Je suis coach en optimisation métabolique.
Depuis 2019, j'ai aidé plus de 4000 femmes à perdre du poids, booster leur énergie et apaiser leur mental grâce à une alimentation qui les soutient et des routines adaptées à leur quotidien 💪
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